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29/10/2008

RICHARD III n'aura pas lieu de Matéi Visniec

CINE 13 THEATRE 1, Avenue Junot 75018 PARIS

aff.Richard-3.jpg

M° Lamarck-Caulaincourt

www.cine13-theatre.com

Loc. 01 42 54 15 12

Pl. 20 & 15€

Du mercredi au samedi à 21h.30

Mat. sam. 17h. dim. 16h.

Jusqu'au 2 novembre 2008

 

Mise en scène : David Sztulman

avec Ludovic Adamcik (le généralissime) - Claire Barrabes (bureaucrate) - Vladimir Baud (comédien) - Natacha Bordas (la mère) - Pauline Beckerich (Anton Tchekov) - Ruben et Samuel Bousbib, en alternance (l'Homme nouveau) - Angélique Deheunynck (Président de la Commission) - André-Xavier Fougerat (Gardien en chef Vikenti) - Joseph Gallet (NKVD) - Nicolas Hanny (Richard III) - Yves Jégo (Meyerhold) - Liina (Tania) - Emmanuel Mazé (NKVD) - Jules Pérez (Le père)

L'Art a le devoir d'être dénonciateur, de bousculer les certitudes, d'éveiller les esprits. Prioritairement, le théâtre est porteur de cette mission implicite et Meyerhold en a payé la conviction de sa vie.
Contrairement à d'autres pièces, Matéï Visniec a fait court cette fois pour le choix du titre et semble vouloir se faire pardonner par un clin d'oeil à Giraudoux.
Qui peut parier en régime totalitaire qu'une pièce pourra être représentée ?
La Russie de Staline et la Chine de Mao en ont fait la terrible expérience pour ne citer que ces deux là ! Le spectacle commence par des applaudissements nourris. Un diable facétieux nous souffle que c'est toujours ça de pris mais quand ce sera terminé nous multiplierons les rappels et pas seulement pour nous faire pardonner cette pensée iconoclaste. C'est que ce théâtre là est plus vivant que tout autre. Aucun dérapage en direction de fausses subtilités cinématographiques, aucun écran, les comédiens sont là et nous offrent généreusement leur présence.
Nous sommes bien au théâtre et ne risquons pas de l'oublier. D'ailleurs, nous sommes venus pour cela, non ? C'est même du théâtre dans le théâtre allant parfois jusqu'au clownesque, où le grotesque est porteur mieux, est devenu un style.
Le généralissime est sa propre caricature et s'en donne à coeur joie, Richard III se prendra pour Jean-Baptiste, tous les comédiens du reste, donneront libre cours à leur fantaisie et leur enthousiasme ne pourra que s'avérer communicatif.
Je ne puis ici en citer aucun car il faudrait tous les complimenter. Cette pièce est exactement faite pour raviver l'enthousiasme du spectateur en ces temps moroses.
On en ressort avec le coeur dilaté de joie.  Du reste en presque quinze ans, cet auteur ne m'a jamais déçue bien au contraire et d'évidence jouer ses textes donne des ailes aux comédiens. Par voie de conséquence et puisqu'il en est encore temps, courez-y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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