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03/10/2008

" La Véranda " de Cyril GELY et Eric ROUQUETTE

Théâtre La Bruyère

visuel-veranda.jpg

5, rue La Bruyère 75009 PARIS

(M° St-Georges)

Loc. 01 48 74 76 99

Pl. 36 / 28 / 21 euros

Du mardi au samedi à 21h.

Mat. samedi à 17h.30

& dimanche à 15h.

Mise en scène de Francis PERRIN

avec Isabelle de BOTTON,

Marc FAYET, Gérard LOUSSINE,

Marie PITON et Lisa SCHUSTER.

 

Le thème du voisinage en a inspiré plus d'un, Gérald Aubert, Jean Larriagua, pour ne citer personne ... Cette fois, Cyril Gely et Eric Rouquette se sont penchés sur le problème avec sans nul doute une part de vécu personnel ou de visu, ce qui revient pratiquement au même, certains accents ne trompant pas.
La pièce commence par un farniente traversé de survols vibrionnants émanant d'un insecte du genre bourdon, si l'on en juge par le témoignage sonore ...
Faut-il préciser que Gilles est un adepte notoire du transat ? Sa sieste sera de nouveau perturbée par Gisèle, joyeuse commère dont la langue bien pendue ne dédaigne pas de se revigorer en explorant bouteilles ou verres qui lui tombent incidemment sous la main.
A part ce léger vice, la dame ne se fait pas prier pour aider son prochain ce qui lui permet de garder un oeil sur la vie des uns et des autres ...
Arrivée d'Isabelle, épouse de notre " athlète du transat " enceinte jusqu'aux yeux et les commentaires iront bon train du fait de l'arrivée (programmée) d'un couple mitoyen c'est du moins ainsi que la situation sera perçue par l'un des deux ménages.
D'une condition sociale complètement différente, Bruno arbore un look de parisien aisé,  un snobisme aussi élégant que discret, partagé par son épouse, grand reporter télévisuel en dépendance téléphonique absolue, la dame ne quittant jamais son portable : profession oblige !
On ne fait pas plus dissemblable que ces deux couples là et par conséquent, les suites s'avéreront inéluctables. N'importe, pour autant prévisibles qu'elles soient, les péripéties mettent le spectateur en joie grâce à l'illusoire raisonnement qui veut que " cela n'arrive qu'aux autres." ...
Promiscuité aidant les deux couples ne tarderont pas à se gratifier de charmants noms d'oiseaux, ils en viendront même aux mains en dépit d'une haie censée freiner leurs ardeurs belliqueuses. Les personnages vont donc se déchirer allègrement puis la pièce aura une brusque conclusion qui nous laissera un peu pantois. Certes, mieux vaut un spectateur sur sa faim que risquer de le lasser mais là, on aurait souhaité un petit supplément. A force de les voir vivre, on commençait à s'attacher à eux, sans doute ? ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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23:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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