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24/05/2008

Cette fille-là de Jean MacLeod

LE TARMAC de la Villette

Parc de la Villette

211, avenue Jean-Jaurès

75019 PARIS

(M° Porte de Pantin)

Loc. 01 40 03 93 95

Pl. 16 & 12€ 

www.letarmac.fr

du mardi au vendredi à 20h.

Samedi à 16h. & 20h. 

Du : 27 Mai au 14 Juin 2008.

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(photo Yannick Macdonald)
 
Théâtre Canada Québec
 
Traduction : Olivier Choinière 

Mise en scène : Sylvain Bélanger

avec Sophie Cadieux. 

 

La violence se manifeste de plus en plus tôt dans la société actuelle. Pourtant, ce phénomène a toujours existé mais il me semble que les enfants ou adolescents réservaient jadis plus facilement leurs " expériences " aux animaux qu'à leurs semblables. L' intrusion du petit écran dans nos existences a sans nul doute fait monter la pression d'un cran. On veut s'affirmer plus tôt et les rapports d'autorité voire de tyrannie se manifestent de même.
Braidie est une charmante petite fille qui va s'inventer une psychothérapie en racontant tout ce qui s'est passé à son frère absent.
Nous la découvrons juchée sur un quai en bois, réplique unique de ces lits jumeaux à partir desquels Trévor et elle se racontaient mille et une choses avant de s'endormir chaque soir.
Il n'est pas rare que les petites filles (tout comme les garçons) nourrissent une admiration sans bornes pour un ou une camarade de jeu. Ce sont les premiers balbutiements d'un être qui cherche sa place dans une société hiérarchisée.
Il n'est pas exceptionnel que l'un d'entre eux se transforme en souffre-douleurs mais en principe l'escalade s'arrête avant le drame. Ici, ce ne fut pas le cas.
Sophie Cadieux nous raconte tout cela en utilisant ces termes imaginés qui caractérisent le langage de ceux qui vivent dans La Belle Province. Elle fait chanter les mots, adoptant tout naturellement à nos yeux l'âge du personnage tant elle s'y est identifiée. La franchise de Braidie est désarmante et les images surgissent d'elles-mêmes par le seul biais des mots. Cette histoire nous happe littéralement ce, à un tel point que lors de certaines représentations, les spectateurs tétanisés hésitent à applaudir immédiatement afin de mieux prolonger ce moment de communion intense créé par le partage des émotions.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

 

18:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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