Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/05/2008

Avec deux ailes de Danielle Mathieu-Bouillon

PETIT THEATRE de PARIS

15 rue Blanche 75009 PARIS

(M° Trinité)

Loc. 01 42 80 01 81

Places : 55/45/35/25 & 17€

Du mardi au samedi à 21h.

Matinées samedi à 18h. dimanche à 15h. 

Mise en scène : Anne Bourgeois

avec Véronique Jannot et Marc Fayet 

 

Dans un costume aérien vert turquoise, Valentine, (Véronique Jannot) fait son entrée, une chaussure à la main. Laurent (Marc Fayet) à l'abri d'un parasol, tricote une longue écharpe (rêve de taillole) au point mousse, couleur caca d'oie dans un rythme de machine à écrire démenti par le résultat.
L'action se déroule dans un no man's land situé quelque part ailleurs, sorte de Huis Clos à ciel ouvert. Nous n'allons pas tarder à découvrir que cet homme tout de blanc vêtu possède des pouvoirs paranormaux. Il faudra quelque temps pour que Valentine réalise qu'elle est tout simplement passée de l'autre côté du miroir sans s'en rendre compte. Quel choc !
Si l'idée n'est pas absolument originale, Danielle Mathieu-Bouillon a l'esprit plus ludique que Sartre, aussi va t-elle s'en donner à coeur joie.
Quand on bascule dans l'éternité, les montres s'arrêtent, forcément et si le lien avec ceux d'en bas tarde parfois à se couper, il convient d'admettre l'inéluctable.
La fragilité des personnages est compensée par la pseudo spiritualité de la situation. D'évidence, Valentine (comme beaucoup) est passée à côté de sa vie et Laurent ne s'est pas encore réalisé dans ce nouveau rôle d'ange-gardien un tantinet initiateur mais toujours en CDD ... Agacés l'un et l'autre par la situation (ils n'ont pas encore abandonné tout sentiment humain) une chamaillerie constructive va s'établir entre eux.
Le spectateur quant à lui n'est pas à l'abri de quelques lieux communs tels que,
- " le hasard, c'est le destin qui veut passer incognito "
- " Dieu, c'est un nom à la place d'un point d'interrogation "
- " C'est dangereux la liberté ... normal, ça se mérite "
Le tendon d'Achille de ce spectacle se situe donc dans le déja vu ou déjà entendu.
Toutefois, le texte est servi par deux excellents comédiens dont le jeu nous réjouit et qui à eux seuls justifient le déplacement.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 


14:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.