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16/05/2008

Ne disons pas au jour les secrets de la nuit

THEATRE de NESLE

8, rue de Nesle

75006 PARIS

(M° Odéon)

Loc. 01 46 34 61 04

Pl. 20€ TR : 15/12€ 

Du mercredi au samedi à 21h. (sauf le 21 juin) 

Du 14 mai au 28 juin 2008. 

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Adaptation de Dominique MARNY et Jean-Paul GOUREVITCH d'après leur roman publié aux Presses de la Renaissance.

Mise en scène et décor : Jean-Pierre NORTEL

avec Marion DUBOS (Claire) et Olivier GALFIONE (Serge) 

Une maison située à proximité de la mer dont on perçoit le bruit des vagues.
Le vent souffle en tempête et précisément une radio locale recommande la prudence.  Un appel téléphonique annonce à Claire l'arrivée d' un visiteur censé lui apporter un message urgent. Elle avait pourtant prévu de rester seule mais son interlocuteur insiste. Brusque coupure d'électricité ! Apparemment aucune bougie ni allumettes, elle restera donc dans le noir et peu à peu, bercée par le vent, ne tardera pas à s'assoupir.
Coups redoublés à la porte ! Un grand gaillard fait son apparition. Comment le laisser dehors par un temps pareil et puis sa visite n'était-elle pas annoncée ?
Or il y a maldonne, ce visiteur n'étant pas celui qui était attendu et voilà qu'elle l'a accueilli avec un surcroît d'amabilité, lui offrant même à boire ! ...
Quand elle réalise la situation, vague angoisse, vite dissipée alcool aidant.
 Il n'y a plus de chauffage, ils sont coincés là, tous les deux, rien à manger et dehors, la tempête fait rage.
Nos deux interlocuteurs apprennent à se connaître, les confidences feront le reste. Le trouble peu à peu, s'installe ...
Petit jeu du chat et de la souris qui durera la nuit durant.
Seul reproche mais dois-je l'adresser aux comédiens ou à moi car je suis sans nul doute allée voir la pièce un peu trop tôt ? (la seconde représentation est généralement évitée par les professionnels).
L'éclairage ne laissait pas supposer que les personnages n'y voyaient goutte, ce qui enlevait un peu de crédibilité à la situation. La mer est brusquement devenue silencieuse, le vent ne s'est plus fait entendre rendant aléatoire la présence prolongée du visiteur en ces lieux.
Je chipote allez-vous dire ? Sans doute, mais dans un huis-clos le plus petit détail a de l'importance.
Nos deux tourtereaux d'une nuit vont additionner vin rouge et vodka et si l'on peut concevoir qu'un homme en pleine force de l'âge tienne le coup, on se serait attendu à ce que sa compagne ait en revanche une élocution quelque peu pâteuse or il n'en fut rien.
Une maladresse, il se coupe et sans chercher (n'oublions pas que nous sommes dans le noir), elle trouve aussitôt le pansement !
(Il est vrai qu'elle est fleuriste et que les roses piquent comme chacun sait alors tel le compositeur qui peuple de partitions son appartement, parsème t-elle, peut-être, le lieu de petits bouts de sparadrap ?) 
Tous ces petits détails ont la fâcheuse tendance à rendre la situation improbable. Mais ne doutons pas que le metteur en scène va " resserrer les boulons " - comme on dit - et que dans quelques jours, il n'y paraîtra plus.
Ils sont jeunes, beaux l'un et l'autre, le spectateur peut donc aisément se projeter dans cet épisode romanesque au possible, par conséquent lorsque la pièce aura trouvé son rythme de croisière, ne doutons pas que beaucoup seront ravis de partager ces instants avec eux.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

22:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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