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22/04/2008

Trois semaines après le paradis d' Israël Horovitz

Théâtre PETIT HEBERTOT

78 bis, boulevard des Batignolles

75017 PARIS

Métro : Rome - Villiers

Réserv. 01 43 87 23 23

Places : 22/15 & 10€ 

Du mercredi au samedi à 21h.

Du mercredi 19 mars au jeudi 8 mai 2008 

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Traduction : Jean-Paul Alègre et Nathalie Gouillon (texte édité à l'Avant-Scène Théâtre)

Mise en scène : Ladislas Chollat

avec Daniel San Pedro

Décor : Jean-François Servigne

Lumières : Alban Sauvé. 

Que n'a t-on dit ou écrit sur le 11 septembre ! ... Il n'est même plus utile de préciser l'année tant tout le monde sait de laquelle on parle. Pourtant, il y eut un autre 11 septembre tout aussi célèbre avant, non ? ... Il se trouve éclipsé par celui-ci.
C'est même ainsi que l'on écrit l' Histoire : cette succession de dates rivalisant au fil du temps. Ceux qui ont vécu un drame de près ne peuvent oublier. Le film repasse en boucle dans leur tête et d'évidence, Israël Horovitz est de ceux là.
" - Et maintenant, je suis un papa irakien, un papa israélien, un papa afghan ... et je connais la terreur abjecte. " avouera t-il.
Ce ne sont pas de simples mots mis bout à bout dans le but d'écrire une pièce de plus. Le vécu, le ressenti présentent des accents qui ne trompent pas.
Sur scène, la lumière nous agresse comme des éclairs de flash et c'est bien de cela dont il s'agit, des flash ... back.
Le personnage qui s'agite sous nos yeux s'en est sorti et pourrait presque se prendre pour Super-Man tant le miracle reste incroyable ! On évalue à 6000 le nombre de disparus, dont les corps ont été ensevelis à jamais sous des tonnes d'acier et de béton. Mais surtout, pour lui, le plus important est ce fils pour lequel il a tremblé, submergé par une angoisse indescriptible et dont il le sait,  les séquelles ne disparaîtront jamais. Il faudra désormais vivre avec.
Le comédien, Daniel San Pedro exprime tout cela en utilisant chaque fibre de son être. La situation l'investit sans restriction : corps et âme et toute son énergie passe par ce texte. Les images ont pourtant envahi nos écrans ad nauseam mais personne encore n'avait  exprimé avec une telle force et une telle humanité ces moments apocalyptiques que l'auteur désigne pudiquement par " dépression de fin du monde "  Car presque incroyablement, ce texte ne véhicule aucune haine à l'encontre de ceux qui firent cela. Il constate juste qu'avant c'était le Paradis puisque l'homme pouvait librement se livrer à l'insouciance et à la tranquillité ...
Ne vous laissez surtout pas rebuter par le thème, allez voir ce magnifitique comédien, écouter ce texte, témoignage d'un être humain, profondément humain, tout simplement.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

09:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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