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18/03/2008

Marie Stuart de Friedrich Schiller

THEATRE 13

103A, bd. Auguste Blanqui 75013 Paris

(métro : Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

Jeudi & samedi à 19h.30

Dimanche à 15h.30

Mise en scène : Fabian Chappuis

avec Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Stéphanie Labbé, Jean-Christophe Laurier, Aurélien Osinski, Benjamin Penamaria, Sébastien Rajon, Isabelle Siou, Jean Tom, Marie-Céline Tuvache.

Du 11 Mars au 20 Avril 2008 

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Problèmes financiers aidant, les productions théâtrales sont souvent contraintes d'adapter certaines oeuvres dites classiques en réduisant le nombre de personnages. On en profite alors pour réactualiser le discours avec, pourquoi pas, quelques clins d'oeil à l'actualité. Ici, c'était plus difficile car le conflit qui opposa Elisabeth 1ere (la grande !) à Marie-Stuart est archi-connu. En plus des pièces inspirées du thème, maints films ont été tournés et par conséquent notre esprit critique s'en trouve obligatoirement aiguisé.
Une évidence s'impose, il convient de soigneusement choisir les deux piliers de la pièce (entendez ces deux femmes avides de pouvoir) et si je fus surprise de découvrir une Elisabeh brune et une Marie blonde, vous allez peut-être dire que je chipote ? Or, nous possédons des portraits de l'une et de l'autre et si l'on veut être crédible mieux vaut se rapprocher le plus possible des originaux. Il est vrai que certains ont déjà eu l'idée de confier le rôle d' Hamlet à un africain et pourquoi pas Othello à un nordique ? Bref, passons ...
Marie-Céline Tuvache possède un style de jeu évident et a juste un peu trop tendance à le mettre en avant mais qui peut le plus peut le moins ... Je n'ai rien à redire concernant cette Marie-Stuart  (bien que blonde) à l'expression intelligente (sans doute plus que son modèle) sinon que l'une et l'autre m'ont semblé ne pas s'être suffisamment imprégnées de la distance que leur personnage respectif devait maintenir vis à vis des autres mortels. Les moeurs en vigueur à l'époque de la royauté ne datent pas d' hier certes mais nous savons toutefois que le protocole empêche toujours que l'on touche l'actuelle reine d' Angleterre. Là encore, c'est un détail mais qui a son importance.
La rencontre entre les deux femmes n'a eu lieu que dans l'imagination de l'auteur et en réalité Elisabeth n'a accepté de condamner sa soeur (pris dans le sens large du terme) que contrainte et forcée.
L'espace scénique symbolisant tous les endroits où se déroule l'action est recouvert d'une matière fine et scintillante qui fait penser à du mâchefer que l'on serait parvenu à rendre silencieux. Afin que les costumes des deux reines attirent notre attention peut-être, les comédiens seront vêtus de façon identique, le noir étant la couleur symboliquement choisie. Entre chaque scène, ils iront tous se ranger en haut du plateau, côté jardin pouvant figurer ainsi des gens de cour silencieux et présents.
La pièce dure 2 heures sans entracte et il est évident qu'il conviendrait de revenir la voir courant avril quand l'esprit du texte aura imprégné chacun et que le rythme de croisière aura eu tout loisir de s'installer.

Simone Alexandre

Theatrauteurs.com

  

11:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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