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19/02/2008

Le Journal d'une femme de chambre d' Octave Mirbeau

GUICHET-MONTPARNASSE
15, rue du Maine 75014 PARIS
(M° Gaité)
Loc. 01 43 27 88 61
Pl.18€ - TR. 13€
2 spectacles dans la même soirée : 26€

chaque samedi à 19h.
du : 16 février au 3 mai 2008

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Mise en scène : William Malatrat.
avec Karine Ventalon
ou Virginie Mopin.

Le Théâtre du Guichet Montparnasse nous propose chaque samedi à 19h." Le Journal d'une femme de chambre " roman illustre du non moins illustre Octave Mirbeau.
Luis Bunel en tira un film que tout le monde a vu et revu avec Jeanne Moreau dans le rôle titre. Pourquoi effectivement, ne pas en tirer un monologue puisque le rôle est d'évidence porteur ? William Malatrat en signe ici la mise en scène avec deux comédiennes jouant en alternance.
Je vis Karine Ventalon grande et blonde silhouette, peut-être un peu trop clean pour ce personnage de soubrette canaille à l'évidente sensualité.
Une voix off fredonne une rengaine très connue mais les escaliers de la Butte se réduisent ici à ceux de la trappe d'où surgit notre interprète, telle la domestique à qui l'on aurait demandé de remonter une bonne bouteille poudreuse enfouie à la cave. Une valise sera le seul accessoire symbolisant l'ameublement. Un journal en sortira et nous découvrirons alors les vicissitudes de l'emploi.
Douze places en deux ans, cela vous forge le caractère ! Plus rien ne peut surprendre en cette société qui a pensé à protéger les animaux mais pas le personnel. Maître et domestiques entretenaient parfois de bien étranges relations et peu à peu, ceux qui exercent cette profession n'ont rien à leur envier sur le plan des complications mentales.
Quelle sourde attirance Joseph exerce t' il sur cette jeune femme venue de la ville qui ne nourrit pourtant aucune illusion le concernant ? Pire, elle est convaincue qu'il a violé puis tué la petite Claire et cependant envisage de lier son sort au sien. Méandres de l'âme humaine : attraction-répulsion, qui des deux aura le dernier mot ? Allez découvrir ou vous remémorer ce texte dit avec intelligence et dans la plus grande sobriété bien qu' une once de canaillerie supplémentaire eut selon moi, été souhaitable. Peut-être la seconde interprète, Virginie Mopin l'apporte t'elle ? A vérifier.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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