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15/02/2008

ASHES TO ASHES de HAROLD PINTER

THEATRE ESSAION
6, rue Pierre au Lard 75004 PARIS
(M° Rambuteau - Hôtel de Ville)
Loc. 01 42 78 46 42

Les jeudi, vendredi & samedi à 21h.30
jusqu'au : 19 Avril 2008

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Mise en scène : Claude BAZIN
avec Karine ADROVER & Eric FRANQUELIN

C'est la mode ! Depuis quelques temps, l'écran de projection s'invite dans les théâtres, comme si la présence de comédiens ne nous suffisait plus, comme si nous avions besoin de cette distance pour comprendre ce qui nous est dit.
Le Nouvel Ordre Mondial est une métaphore (au demeurant, assez concrète) de l'actuelle barbarie. C'est par le bas que nous allons découvrir les personnages, entendez par leurs pieds : deux pieds sont nus et quatre autres chaussés. Devinez où sont les tortionnaires ? ... Car un homme dépourvu de tout vêtement est ligoté sur une chaise, la tête enfouie dans un sac en papier tandis que les deux autres font durer le plaisir en activant l'angoisse de la victime. Nous ne saurons jamais pourquoi ils sont là, pourquoi la femme enceinte fut elle aussi capturée et qui sont ces deux affreux.
La vidéo dure 7 mn mais a parfaitement réussi la mise en condition prévue.


Distribution : Richard Perret, Elrik Thomas, William Astre,
Julie Biereye.


Ashes to ashes peut commencer sur les cendres chaudes de l'introduction évoquée. Nous découvrons alors une chambre-salon et un couple exhibant sa parade amoureuse en une danse improvisée. Il n'est pas rare que certains évoquent leur expérience en faisant allusion à celui ou celle qui a précédé. Petit jeu pervers des comparaisons ...
On remue les braises afin de mieux attiser le feu qui couve. Voyons si les flammes seront plus belles que par le passé ? -
Exercice dangereux auquel s'adonnent un certain nombre d'entre nous. Rebecca place t'elle cet homme sur le terrain de la compétition ou bien invente t'elle pour mieux l'exciter ?
Devlin voudra en savoir plus et derrière son calme apparent, brûle de savoir à quoi ressemblait celui qui l'a précédé ?
Au fait, était-ce avant ou en même temps ? ...
Le poison est instillé, il envahit l'esprit de celui qui écoute ces amorces de confidences.
Pinter excelle à décrire les rapports tordus entre deux êtres mais l'imagination a ses limites et le sujet se révèle ici trop mince pour satisfaire tout à fait un public dont on perçoit çà et là, les bâillements étouffés.
En une politique du chat qui se mord la queue, une annonce faite avant que le spectacle commence, indiquait que pour ceux qui voudraient rester, un psy' animerait le débat en fin de représentation.
(histoire de sodomiser un peu plus les mouches ? ...)
Etrange tout de même, d'être obligé d'expliquer le thème d'une pièce à laquelle on vient d'assister. Mais celle ci en est-elle réellement une ?

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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