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01/02/2008

La Ballade de la geôle de Reading d' Oscar Wilde.

Maison de la Poésie-Paris
passage Molière, 157 rue St-Martin 75003 PARIS
(M° Rambuteau)
Loc. 01 44 54 53 00
Pl. 20 & 15€

Du mercredi au samedi à 19h.
(sauf les 13 & 16 février)
Dimanche, à 15 h.

Du 1er au 17 février 2008

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photo : Thierry Cohen.

Traduction Henry-D.Davray (parue au Mercure de fRANCE, 1898)
Mise en scène : Céline Pouillon
avec Stanislas Nordey et Julie Pouillon
Musique : Siegfried Canto.

La mise en scène restera symbolique : un homme, une femme sans doute pour évoquer ce couple à l'origine du drame. Il avait tué son épouse et pour cela, conformément aux lois en vigueur, devait être pendu ...
Wilde emprisonné pour moeurs réputées coupables, de sa geôle assistera de loin à l'exécution qu'il vivra de toute sa chair, à l'instar de St-Sébastien auquel il s'est si souvent référé, endurant le supplice.
Tel François Villon écrivant sa ballade des pendus, Oscar Wilde témoignera en une suite de strophes de six vers chacune, faisant du sort malheureux de celui qui va payer, sa propre rédemption.
Pour tous, l'espoir est aussi relatif que ce petit pan de bleu que nomment ciel les détenus de la prison mais ils continuent de s'y accrocher tandis que les heures s'éternisent et que vibre en soi la faute d'autrui.
Les aphorismes mondains ne sont plus de mise, un poète nouveau vient de naître en un ultime sursaut. La ballade de la geôle de Reading a valeur de chant du cygne, l'épreuve ayant à jamais marqué cet homme qui transformait jadis son apparente superficialité en suprême élégance.
L'image de fin sera hautement symbolique, représentant une piéta alors qu'il est dit que nous tuons tous ce que nous aimons. C'est à la fois la constatation faite par Oscar Wilde face à cette exécution et l'épreuve que la vie lui réservait puisqu'il fut victime d'un amour que l'époque victorienne condamnait.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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