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28/01/2008

RECEPTION de Serge Valletti

THEATRE des MATHURINS
36, rue des Mathurins 75008 PARIS
(M° Havre-Caumartin)
Loc. 01 42 65 90 00
www.theatremm.com
Tarif unique : 35 €

Du mardi au samedi à 21h.
Matinées le samedi à 16h.60
& le dimanche à 15h.

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Mise en scène : Christophe Correia
avec Claire NEBOUT & Jean-Claude DREYFUS.

La scénographie composée d' éléments de guingois est là pour nous avertir que quelque chose ne tourne pas rond, que nous allons être les témoins d'une drôle de nuit ...
Jacques (Jean-Claude Dreyfus) la cinquantaine aussi hirsute que crasseuse est d'une humeur de chien mais c'est peut-être finalement son caractère habituel ?
L' homme est campé derrière son comptoir qu'il bouscule et encombre, tel un bouledogue dans sa niche et à voir son accoutrement, on se demande dans quel bouge l'arrivant vient d'atterrir mais apparemment, il lui en faut plus que cela pour le dérouter !
Celui qui vient d'entrer a le cheveu gomminé et la parole facile du voyageur de commerce en pleine activité. Précisément, il a tout un stock de photocopieuses à fourguer ce dont Jacques n'a que faire, lui et son incroyable myopie.
N'importe, le visiteur insiste et va utiliser tous les arguments imaginables pour parvenir à ses fins,
Une femme est annoncée et le champagne est au frais, sur commande. Le locataire de la chambre disparu, elle fera son apparition, très provocante, robe rouge échancrée et cheveux d'une couleur que la tradition prête aux vamps ...
En dépit de sa résistance, le gros zigoto de la réception ne tardera pas à se sentir émoustillé et le piège va peu à peu, se refermer. Les interprètes ne lésinent pas sur les moyens qui frisent souvent la farce aussi énorme que grinçante. Jean-Claude Dreyfus s'en donne à coeur joie, bredouille, éructe, semble pris de boisson avant même d'avoir troqué tisane pour whistky. L'intrigue ne se dénouera qu'en toute fin de pièce. Dürrenmatt tout aussi féroce était moins gore mais à chacun son style et puis Claire Nebout si elle ne fait pas oublier Julie Andrews dans Victor-Victoria est accoutumée aux énigmes policières et la pièce flirte avec le genre.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

09:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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