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20/01/2008

Une souris verte de Douglas Carter Beane

Théâtre TRISTAN BERNARD
64, rue du Rocher 75008 Paris.
(M° Villiers)
Loc. 01 45 22 08 40

Du mardi au samedi à 21h.
samedi à 18h.

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Adaptation, Jean-Marie Besset
Mise en scène : Jean-Luc Revol
avec Raphaéline Goupilleau, Julie Debazac, Arnaud Binard, Edouard Collin.

Il faut d'abord préciser que le titre de cette pièce n'a strictement rien à voir avec le film de Mathias Ledoux sorti sur nos écrans en 2003 ... Du reste, le titre initial était " The little dog laughed " et la confusion ferait rire le cabot de service !
Climat typique de ces romans américains où l'on saute constamment d'un couple de personnages à un autre, où les intrigues s'entremêlent et où la gaytitude s'affiche tout en se contrariant.
Nous sommes à Hollywood, lieu par excellence où il convient de faire parler de soi en construisant sa propre légende. Le plus vite sera le mieux !
Précisément, Mitchell (Arnaud Binard) se situe parmi les gloires montantes du cinéma, il semble même avoir atteint un semblant d'apogée, période difficile où il convient de ne commettre aucune erreur.
Diane (irrésistible Raphaëline Goupilleau) veille sur lui avec une abnégation qui pourrait sembler passionnelle si l'on ne savait qu'elle préfère l'autre sexe, c'est à dire, le sien à ses moments perdus, et là, on se demande vraiment quand elle en trouve le temps !
Alex, ( Edouard Collin) a coutume de vendre son corps musculeux à des hommes de passage tout en entretenant une relation dite " normale " avec Hélène (Julie Debazac). L'un et l'autre se shootent un peu à la coke mais disons que c'est juste histoire de tenir la route pour le moins zigzaguante en ce qui concerne Alex qui disparaît régulièrement.
Cette histoire collective ne se raconte pas, il faut la découvrir. Les situations cocasses entraînent le public dans une série de réactions pour le moins jubilatoires quand certains se reconnaissent au passage ...
Il est si facile de faire croire aux apparences quand elles sont souhaitées et que le politiquement correct est affiché !
La pièce nous brosse une série de situations au pochoir facilitée par la présence d'un plateau tournant et si sa construction (celle de la pièce, pas du plateau) n'a que le mérite d'être dans l'air du temps, sachez qu'une fois de plus, le jeu de Raphaëline Goupilleau vaut à lui seul, le détour.

Simone Alexandre

theatrauteurs.hautetfort

11:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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