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20/01/2008

LA NORD-SUD d'après " Entretien avec le professeur Y " de Louis-Ferdinand Céline.

Théâtre Clavel
3, rue Clavel 75019 Paris
(M° Pyrénées)
Loc. 01 42 38 22 58
Pl. 24€ TR, 15€

Du mardi au samedi à 20h.
Jusqu'au : 12 avril 2008

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Adaptation et mise en scène : Igor Futterer.
avec Roland Farrugia, Marcel Philippot et la participation de Karine Delgado.

" Le père Céline, on lui doit tout. Sans lui, aucun auteur actuel n'écrirait ou alors comme Duhamel.
Mais là-dessus, personne ne moufte jamais. On n'admet pas " Michel Audiard.


Céline avait situé le ou les lieux de ce court roman à l' extérieur mais comme l'auteur précisait que tout était parti du métro, en toute logique, Igor Futterer a recentré l'action en ciblant une station de la ligne Nord-Sud.
Louis-Ferdinand par son style particulier, du fait de ses déclarations sulfureuses était mis à l'index par beaucoup, ce qui tombe bien puisque c'était son geste favori !
Qui, sinon un fou pouvait se lancer dans l'interview du bonhomme, afin d' essuyer le feu roulant de ses diatribes ?
Le professeur Y, (géniale invention du lyrique Ferdi') prostatique à l'extrème et colonel improbable fit l'affaire ...
Allions nous assister à un débat philosophique explicitant " les mutations du progrès par les transformations du soi " ?
Céline ne pouvait certes accepter semblable tarte à la crème, puisqu' il avait passé l'âge de courir après les bouts de bois creux. Il fallait avant tout dénoncer comme il le fit durant toute sa vie, conspuer toutes les émotions en toc, tous ces chromos que l'on accepte, faute d'imagination.
Sans lui, le goût de l'authentique était perdu, il le remettait donc à la mode grâce au " style émotif " de son écriture que l'on pouvait comparer à la démarche des impressionnistes.
Le Dr Destouches n'était pas sans connaître l'impact des électrochocs et l'évidente paranoïa du colonel Réséda avait donc rencontré celui qui convenait.
Roland Farrugia bien qu'un peu trop élégant pour incarner sans réserve le sublime clochard qui à la fin de sa vie retenait ses pantalons avec une ficelle, (ayant fort longtemps traîné le chat Bébert qui le suivait partout dans une besace) nous gratifie çà et là, de quelques fulgurances. Dans ces instants là, on le prendrait presque pour Céline tant le verbe créé l'individu.
Marcel Philippot par une approche progressive jusqu'au crescendo final constitue la plus grande part humoristique du spectacle.
Les célinolâtres se régaleront et il y a fort à parier que les autres dont les idées reçues les ont peut-être éloignés de la lecture de cet auteur y viendront enfin.
Par conséquent, à ne pas manquer !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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