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14/01/2008

L'homme qui rit de Victor Hugo par le Footsbarn theatre

Cartoucherie de Vincennes (sous Chapiteau)
Route de la Pyramide 75012 Paris
(M° Château de Vincennes puis navette aller-retour)

Tél. 0 892 707 507 ou 01 43 74 20 21

Du 9 au 20 janvier & du 6 au 9 février 2008

Représentations 9-10-11-12/1 à 20h.45
13/1 à 17h.
16-17-18-19/1 à 20h.45
20/1 à 17h.

6-7-8 & 9 février à 20h.45

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avec Paddy Hayter, Vincent Gracieux, Joe Cunningham, Mas Soegeng : comédiens.
Akemi Yamauchi : comédienne, acrobate.
Muriel Piquart : comédienne, musicienne.
Agnès Guerry : musicienne.

Direction artistique : Paddy Hayter.
Scénographie & masques : Fredericka Hayter.

Le roman de 668 pages commencé à Bruxelles le 21 juillet 1866 dont la plus grande partie a été écrite à Guernesey portait au bas de la dernière page du manuscrit la note suivante,

" Terminé le 23 août 1868 à dix heures et demie du matin, Bruxelles, 4 place des Barricades "

Il fut donc écrit en exil et porte la trace du préjudice que ceux que l'on nomme les grands peuvent causer à ceux qu'ils considèrent comme des sujets.

Ruy Blas, laquais propulsé au pied du trône, n'ayant pour seul atout que sa noblesse d'âme et son amour fera tonner son indignation face à ces grands d'Espagne, caste à laquelle il est censé appartenir ...

Gwymplaine ignorant de ses origines sera mutilé puis après moult péripéties, redevenu Lord Clancharlie pair d'Angleterre, entrera à la Chambre des Lords, pour lui aussi dénoncer les abus du pouvoir.

L'un est beau, l'autre est devenu laid mais la splendeur de leur âme est identique.

A moins de se situer au nombre des hugolâtres impénitents, l' Homme qui rit ne fait pas partie des ouvrages les plus connus parmi ceux qu'écrivit le grand homme. De rares adaptations scèniques en furent faites mais certains se souviennent encore de celle signée : Paule de Beaumont et Jean Kerchbron que la télévision diffusa dans les années 70 avec Philippe Bouclet dans le rôle de Gwymplaine.

Il était logique que le Footsbarn-Théâtre veuille présenter son adaptation puisque l'action se situe sur les lieux même où cette compagnie est née (en Cornouailles)
" terres anglaises de mythes et d'embruns "
Dans cette perspective, ils ont donc tous appris le français qu'ils prononcent encore avec plus ou moins de bonheur pour les oreilles de ceux qui ne connaîtraient pas déjà cette oeuvre. Personnellement, cela ne m'a pas trop gênée tant de vieilles émotions refaisaient en moi surface.
Le Footsbarn n'a pas renié ses origines saltimbanques et c'est tant mieux, car lorsque le théâtre jette l'ancre, il s'embourgeoise.
Laissons nous aller à ses jeux de lumière, à ces projections, marionnettes et masques et si parfois l'outrance n'est pas exclue, n'oublions pas que le théâtre ne doit jamais singer le cinéma comme c'est hélas, trop souvent le cas.
Que tous sachent que ce chapiteau dressé est pour nous synonyme de bonheur et qu'ils seront toujours les bienvenus.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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