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11/01/2008

Moloch de Philippe Crubézy (création)

Théâtre de l'Est Parisien
159 avenue Gambetta
75020 Paris
(M° Gambetta, Pelleport, Saint-Fargeau)
www.theatre-estparisien.net
Tél.01 43 64 80 80

du mercredi 9 janvier au vendredi 8 février 2008
mercredi, vendredi, lundi à 20h.30
jeudi, samedi, mardi à 19h.30

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photo, Hervé Bellamy.

Texte et mise en scène : Philippe Crubézy (écrivain engagé à l'Est parisien, saison 07/08)
avec, Elisabeth Catroux, Xavier de Guillebon, Ophélie Marsaud, Jean O'Cottrell.

Etrange spectacle : celui de quelques humains pris dans l'engrenage de la société actuelle, monstre sanguinaire qui dévore ses enfants.
Si pour essayer de comprendre, on remontait à l'âge des cavernes, trouverait-on l'explication ? Il est permis d'en douter. C'est cependant ce que va tenter Alain (Jean O'Cottrell) qui au moment où il devrait être en mesure de récolter le fruit d'un demi siècle d'existence, se voit brusquement licencié.
Cherche t' on à découvrir tout ce qui se passe dans la tête de quelqu'un à qui cela arrive ? Le fait est d'une consternante banalité et c'est bien entendu le traitement de l'histoire qui le sera moins.
Claudine, sa femme (Elisabeth Catroux) est ce que l'on nomme communément, une femme active et de ce fait, c'est elle qui va empêcher le ménage de partir complètement à la dérive alors que la vie d' Alain s'égare dans l'inutilité ...
Leur fille, Fanny (Ophélie Marsaud) en proie à un étrange vice, joue et perd régulièrement des sommes de plus en plus importantes.
La solidarité familiale a ses limites et d'ailleurs, comment faire face en semblable contexte ?
Monsieur X (Xavier de Guillebon) aura donc son rôle à jouer. Tout d'abord antipathique au possible, cynique prédateur, pur produit de la société capitaliste en place, ce dernier va peu à peu nous étonner ...
Au fil des situations évoquées, le spectateur va donc passer par tous les sentiments, consternation, indignation, compassion, espoir.
Le décor est sinon étrange du moins inhabituel comme ce qui va peu à peu sous nos yeux, advenir. La pièce est certes, un peu longue, mais peut-être est-ce tout simplement dû au fait qu'il fallait laisser aux sentiments le temps d'évoluer ? ...
Ces aller-retour de rideau également peuvent expliquer notre impatience à connaître la fin. Il n'est pas facile d'évoquer une situation banale dans des conditions extraordinaires et l'on est forcément un peu déroutés mais la réflexion engendrée valait la peine de s'y livrer.
Le théâtre n'est pas exactement la vie or, cette dernière pèse lourd dans ce qui nous est raconté.
Par ailleurs, Philippe Crubézy a privilégié le cheminement intérieur des deux hommes, ce qui créé un léger décalage par rapport à leurs vis-à-vis féminines qui se trouvent automatiquement vouées à plus d'extériorité. N'importe, cette situation déstabilisante, à elle seule valait le détour.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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