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11/01/2008

C'était moi de Jean Bois

Le passage vers les étoiles
17, cité Joly
75011 Paris
(M° Père Lachaise ou St-Maur)
Tél. 01 43 38 83 45
Pl. 18 & 12€

Du mardi au samedi à 21h.
Jusqu'au : 23 février 2008

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avec Dominique Constantin, Elisabeth Maby, Rémi Préchac et Jean Bois.
Costumes de Gisèle Ravard.

Il y a le naufragé qui jette une bouteille à la mer avec à l'intérieur un petit bout de papier porteur de S.O.S. Il y a également celui (ou celle) qui mentalement, plonge dans la bouteille afin d'y noyer son chagrin et qui ensuite se cache pour faire disparaître ce que l'on nomme un cadavre, honteusement, piteusement avec un sentiment de culpabilité.
Par un reste d'auto-discipline, Mona a décidé qu'elle ne boirait pas avant 18 heures. C'est sa dernière trace de volonté.
Quand l'aiguille de la pendule est à la verticale, le temps s'arrête et elle s'enferme soit-disant pour écrire un roman qui ne sera jamais publié. Commence alors le tête-à-tête spongieux avec soi, la plongée abyssale et chaque soir, c'est le même scénario. A croire qu'elle ne vit dans l'intervalle que pour cela.
Tout ce qui survient alors est malvenu, inopportun. Tout et tous, y compris cet homme qui cherche la rencontre mais auquel elle se dérobe, inventant pour cela un énorme faux prétexte, car la spirale infernale est en marche et rien ne peut l'arrêter.
Pourtant, il est charmant cet amoureux de Peynet qui aurait un peu vieilli, ce poète impénitent qui n'a pas encore remarqué qu'elle était mariée à la bouteille. En pareil cas, deux solutions (pas trois) le postulant prend la fuite ou décide de rester et de s'y mettre, lui aussi. (Marina Vlady a raconté cela très bien en son temps). Or, notre homme est médecin, il n'a donc pas le choix, il constate, déplore et tente de demeurer sur place afin de rétablir la situation. Pari impossible !
Mais voilà la soeur bardée de Chanel qui jalouse sa cadette depuis toujours évidemment car plus libre, différente d'elle et qui elle a tout compris depuis longtemps. Ces dames vont bien entendu se quereller. Alors passera un jeune homme qui troublera Mona ...
Tous ces personnages vont et viennent, se croisent sans tout à fait se rencontrer, les rouages grincent un peu mais l'humour prêt à surgir sauve tout. Les paroles sont alertes et même féroces parfois mais l'espoir ne meurt jamais, ne faut il pas survivre au destin ?
On ne vante plus depuis longtemps le talent d'écriture atypique de Jean Bois ni la présence scénique de Dominique Constantin et je me garderai d'oublier ses partenaires qui rivalisent d'efficacité. (tous, sans exception aucune).
Une fois de plus, le miracle est accompli, Jean Bois repeint la grisaille en allègres pastels et nous transporte en son monde à lui, ô combien virevoltant !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

12:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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