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30/12/2007

Sédimentation des bourrasques

Théâtre de la Tempête
Cartoucherie de Vincennes
Route du Champ de Manoeuvre
75012 PARIS
(M° Château de Vincennes puis Navette Cartoucherie ou bus 112)
http://www.la-tempête.fr

Tél. 01 43 28 36 36
Plein tarif : 18€
tarifs réduits : 13 & 10€
mercredi, tarif unique : 10€

Du 3 janvier au 9 janvier 2008
du mardi au samedi à 20h.30
dimanche à 16h.

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conception artistique et mise en scène Olivier Comte

avec en alternance : Nicolas Bilder, Christophe Bonzom, Jaco Bider, Estelle Bordaçarre, Talou Calvet, Olivier Comte, François Creton, Jean-Marc Hérouin, Julia Loyez, Marie Luc Mâlet, Hélène Lanscotte, Axel Petersen, Maxence Rey, Corinne Taraud.

Dans l'obscurité, l'homme a parfois besoin que l'on vienne lui prendre amicalement la main mais pour accepter, il doit impérativement rester libre.
L'endoctrinement collectif débouche à coup sûr sur la barbarie. Notre époque avait oublié cela et le réapprend actuellement à ses risques et périls.
Le premier de tous les résistants, Prométhée avait volé le feu afin que la lumière ne soit pas confisquée par les dieux.
Le Siècle des Lumières était précisément celui où l'esprit était enfin libre.
Les souffleurs, commandos poétiques sont là pour nous rappeler la place que nous avons sur cette terre au moyen de gestes symboliques, de textes évocateurs ...
L'homme ne se capture pas mais l'espace se conquiert automatiquement lorsque le but est de s'élever à la perception universelle. L'esprit suit alors la trajectoire de ces faisceaux lumineux sorte de rayons laser s'élevant vers le ciel.
Au fanatisme guerrier ou religieux, à la psalmodie, au halètement succédera le murmure. Après l'échauffement qui mène à la tempête, la brise rafraîchissante ...
Le vin chaud de l'amitié pourra alors être bu de concert.
La Sédimentation des Bourrasques nous dit tout cela créant l'illusion que nous avons abordé une planète nouvelle où tout serait de nouveau possible. Une oasis nous est offerte le temps d'un spectacle, le temps d'un émerveillement.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/12/2007

Même si c'est vrai c'est faux de Henri Michaux

Théâtre Artistic Athévains
45bis, rue Richard Lenoir
75011 Paris
(M° Voltaire)
T. 01 43 56 38 32
Pl. 30€, TR 20€
tarif jeunes - 26 ans : 10€

Du 11 au 23 décembre 2007

mardi 19h. mercredi, jeudi 20h.30
vendredi 19h. samedi 18h
dimanche 16h.30 (relâche le lundi)

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adaptation théâtrale et mise en scène,
Isa Mercure et Gilles Guillot
scénographie : Claude Lemaire.
avec Gilles Guillot (Plume, etc ...)
Hervé Dupuis ou Bertrand Ravalard au piano sur une musique de Hervé Dupuis

Honfleur, grand ciel bleu parsemé de nuages, bruit de vagues, un homme lézarde sur la jetée. C'est à un voyage immobile que Gilles Guillot va nous convier et pour cela, il sera Plume, ce personnage inventé par Henri Michaux que l'auteur a gratifié d'un nom plus léger que l'air mais dont l'esprit véhicule de très nombreuses et parfois, très lourdes pensées.
Plume, c'est cet homme entre deux âges, coincé dans ce costume couleur de muraille qui prétend vouloir dormir mais dont l' esprit vagabonde en permanence. Car ce Neptune terrien déclenche des tempêtes, s'invente de terribles haines, joue les sérial-Scapin enfournant une multitude de Géronte en son sac.
- " Je peux rarement voir quelqu'un sans le battre " dira t' il.
Une petite copie de lui, habillée à l'identique, sorte d'avatar en miniature se trouve là, à proximité comme si son reflet dans l'eau, en émergeant avait rétréci.
Pluche semble croire en la métempsycose à part que, selon lui, l'âme ne vole pas, elle nage. Car il croit en Dieu, même si ce dernier n'en sait rien ... Le monde dans lequel il vit serait affreux s'il n'était aussi absurde. On y arrache des têtes car certaines tiennent et d'autres pas. Un rat, un mouton ou un éléphant peuvent aussi bien être écrasés quant au papier, son malheur est de rester couché sous la plume alors qu'il est amoureux de l'encre ...
Nous assistons à ce délire verbal dit de façon naturelle comme si tout ce que nous entendons était d'une banalité absolument quotidienne.
Le verbe chemine en compagnie du piano qui intervient en contrepoint. Des marionnettes, grandeur nature celles-là, font leur apparition. L'une d'elle porte couronne et puisque c'est la reine, notre homme l'accompagnera en un petit pas de danse avant d'accéder à plus d'intimité.
On entre (ou pas), en cet univers décalé qu'il faut sans doute bien connaître pour tout à fait l'apprécier car force est d'admettre qu' on n'y accède pas directement de plein pied.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/12/2007

Une laborieuse entreprise de Hanokh Levin

Théâtre Artistic Athévains
45bis, rue Richard Lenoir
75011 PARIS
(M° Voltaire)
Tél. 01 43 56 38 32
Pl. 30€, TR 20/15€
- 26 ans : 10€
jusqu'au : 30 décembre 2007

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photo Arthur PEQUIN.

traduction :Laurence Sendrowicz (Editions Théâtrales)
mise en scène et scénographie : Jean-Pierre Berthomier
avec, Christine Joly (Leviva), Philippe Lebas (Yona), Jean-Pierre Mesnard (Gounkel)

Un homme assis cogite dans son lit. Le sol jonché de vêtements épars a des allures de champ de bataille. Ses cogitations aboutissent à la constatation suivante, " tout bouge, tout évolue, une seule chose reste immuable, le mariage ! " et le résultat ne semble pas le satisfaire. Féroce, il prétend traîner " un boulet de viande avariée " On ne saurait faire plus aimable et avec ce texte Hanokh Levin va se surpasser sur le plan de l'humour grinçant, déclenchant des cascades de rire dans le public.
Tout ce que vous n'avez jamais osé dire sur le mariage va être ici exprimé sans le moindre détour. Si ce texte n'était aussi prégnant on pourrait lui juxtaposer la chanson d' Aznavour,
- " tu t'laisses aller, tu t'laisses aller ... "
Leviva est sans doute plus en chair qu'au moment du mariage, du moins on le suppose mais elle est toujours aussi aimante et puis Yona, les années aidant n'est pas plus frais qu'elle avec ses cheveux hirsutes et son front dégarni seulement voilà, un homme continue à se voir en coq jusqu'à la fin de ses jours (ou presque).
Bref, il va vouloir partir, recommencer sa vie avec une autre, plusieurs même ? Après tout, pourquoi pas !
Il a fait le tour de son épouse et même plusieurs fois, c'est simple, il devine tout ce qu'elle va lui dire ... Oh ! ironie, il chante tandis qu'elle pleure et puis comme il le dira crûment : " on ne peut pas bâtir sa vie sur un cul ! "
Arrivé à l'âge où l'on effectue le bilan de son existence, le résultat est clair, Yona n'a pas eu ce qu'il voulait et ajoute t' il,
- " ce que j'ai ... j'en veux pas ! "
Les jours ou plutôt les nuits, s'additionnent tous et toutes identiques, ponctués par les bruits de la rue quand la fenêtre est ouverte mais également aussi par les scènes de ménage.
Un voisin jouant les intrus se verra du même coup, transformé en boute-en-train et repartira assez piteusement.
Les situations sont atroces, lucides et furieusement cocasses d'autant que de toute cette férocité émerge l'évidente tendresse qui unit ces deux là presque malgré eux.
La mise en scène et scénographie de Jean-Pierre Berthomier adhèrent à la drôlerie du texte, les interprètes sont tous les trois formidables grâce à une justesse d'expression qui amène le public à passer par tous les sentiments allant du rire aux larmes. C'est bien là et de toute évidence, l'une des meilleures pièces vues depuis le démarrage de saison !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent