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28/11/2007

La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca

THEATRE de la JONQUIERE
88, rue de la Jonquière
75017 PARIS
(M° Guy Moquet, Brochant, Porte de Clichy)
Loc. 06 32 46 78 37
Pl. 13€ TR.11€

Du 28 novembre au 1er décembre 2007 à 20h.

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Adaptation et mise en scène : Georges TAPIA
avec Myrna Raccah (Bernarda) - Thérèse Guichard (La Poncia) - Christiane Bastide (Maria Josefa) - Valérie Ferron (Angustias) - Leocadie Brissaud (Magdalena) - Juliette Di Pasquale (Amelia) - Marianne Dell (Martirio) - Nadège Sapède - Ariane Mourier (Adela).

A une époque où tout va trop vite, il est malaisé de faire la preuve de l'aboutissement d'un spectacle en seulement quatre représentations. C'est ce que tente actuellement Georges TAPIA qui a réécrit La Maison de Bernarda Alba afin de rendre la pièce jouable par les huit comédiennes qu'il avait à disposition ...
Le décor est constitué de voilages blancs sans doute pour souligner la présence de ces cinq filles qui rêvent désespérément de mariage sous le toit d'une mère tyrannique. Le père vient de mourir et l'ainée âgée de presque 40 ans se voit brusquement convoitée par un coq de village.
A la lucidité de La Poncia (domestique fidèle, ici sans doute un peu trop effacée) s'oppose l'égoïsme dominateur de l'omniprésente maîtresse des lieux.
Les jeunes comédiennes (plus jolies que Lorca l'avait prévu) s'acquittent de leur rôle respectif avec une aisance qui ira croissant si bien entendu la pièce perdure en ce lieu ou est reprise ailleurs.
Quant à cette harpie claudicante qui a pour nom : Bernarda Alba, la comédienne ayant mémorisé le livret aurait tout intérêt à oublier la partition car Myma Raccah chante étrangement le texte situant son autorité dans la canne qu'elle brandit à tout bout de champ. (A l'issue d'une apparition, on pourrait presque croire qu'elle dort avec). Le metteur en scène nous a dans le passé fourni d'intéressantes réalisations ce qui nous amène à penser que cette pièce n'en est qu'au stade du rodage et qu'après avoir resserré quelques boulons (comme on dit en jargon de métier) tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes ...
Une mention à Christiane Bastide dont la fugitive omniprésence nous arrache un sourire par le biais de sa composition de vieille folle amusante au possible.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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