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27/11/2007

Gengis Khan de Henry Bauchau

THEATRE 13
103A, bd Auguste Blanqui
75013 PARIS
(M° Glacière)
Tél. 01 45 88 62 22

Mardi, mercredi, vendredi à 20h.30
Jeudi & samedi à 19h.30
Dimanche à 15h.30

Pl. 22€ TR.15€
le 13 de chaque mois : TU 13€

jusqu'au : 23 décembre 2007
9656c447a08bcd0f00855c303b096ec7.jpgEpopée : 2h.20 sans entracte. Mise en scène : Benoît Weiler. avec Lorenzo Baitelli, Alexandre Barbe, Thomas Blanchet, Sarkaw Gorani, Delphine Haber, Laurent Letellier, Michael Maïno, Bertrand Nadler, Marta Terzi, Régis Vallee et les musiciens Geoffrey Dugas et Vincent Martial.

photo : Samuel Guibal.



Un texte superbe, une mise en scène à la hauteur que demander de plus ?
Gengis Khan fut la première pièce écrite par Henry Bauchau mais peut-on parler de coup d'essai quand il s'agit d'un coup de maître ?
Cette épopée fut rarement montée tout simplement parce qu'il y a beaucoup de monde et ici à l'exception du comédien jouant le rôle titre, tous devront se glisser dans la peau de plusieurs personnages.
Ce qui créé sans nul doute un phénomène d'accélération car chacun doit rassembler toute son énergie pour passer d'un rôle à l'autre et le rythme y gagne incontestablement.
Le spectateur se trouve de ce fait entraîné comme par une tornade. Il n'en fallait pas moins pour évoquer cette période de bruits et de fureur.
Les grands conquérants n'ont pas été légion tout au long de l'histoire de l'humanité et si leur destin et celui des peuples qu'ils rencontrèrent et soumirent sont inscrits en lettres de sang, leur image n'en demeure pas moins exceptionnelle.
Si impitoyable soit-il, un grand homme reste un être humain avec comme tout un chacun son lot d'émotions et de faiblesses même s'il a appris à les cacher jalousement aux yeux des autres.
Fasciné par les grands destins (Henry Bauchau ne s'est il pas également penché sur la vie de Mao Zédong ?) passionné de psychanalyse, ses personnages sont aussi vaillants que complexes.
Les costumes stylisés sont superbes et les maquillages expressifs à l'extrème.
Ici, les projections se justifient puisque nous montrant tour à tour la steppe ou les armées galopantes, voire les calligraphies que l'on peut assimiler à d'immenses dazibaos. Deux musiciens vont parfaire les interventions du choeur lequel ponctuera les périodes, situé à l'avant-scène côté jardin maintenant ainsi les spectateurs dans l'ambiance de ce théâtre épique destiné à nous transporter.
En espérant ne pas rendre ses camarades jaloux, un immense bravo à Thomas Blanchet qui ici, se surpasse. Son Nicola Polo est à la fois d'un drôle et d'une justesse inégalés. Spectacle à voir, toutes affaires cessantes !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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