Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2007

BARBE BLEUE, espoir des femmes de Dea Loher.

THEATRE de la REINE BLANCHE
2bis, passage Ruelle
75018 PARIS
(M° Marx Dormoy)
Tél. 01 40 05 06 96
www.reineblanche.com
Pl. 14€ TR. 11€

Samedi 24, Vendredi 30 novembre
& Samedi 1er décembre à 21h.

Dimanche 25 novembre
& 2 Décembre 2007 à 16h.
ba09c086854a0bbda20026a1905bbdb9.jpg
Traduction : Laurent Muhleisen. (Editions de l'Arche)
Direction d' Acteurs : Thierry Devaye.

avec Katerina Floradis, Florence Frachon, Nathalie Lempereur, Catherine Louchet, Astrid Manfredi, Johanna Rubio
& Stéphane Brizard, Stéphane Champmartin, Jeff Penard, Nicolas Piboyeu, Marc Servies.

Durée du spectacle : 1h.50 -

L'éducation de plusieurs générations s'est construite autour de la peur. Perrault aimait à éduquer les petits tout en les effrayant. L'ogre, Barbe Bleue ... les parents ne disaient ils pas alors, " si tu n'es pas sage, le loup te mangera " ?
Le martinet dans le meilleur des cas, était de façon bien visible, suspendu à un clou et à la moindre bêtise, on le montrait du doigt. Nous sommes fort heureusement bien loin de tout cela mais les écrits demeurent.
Maintenant, ce sont les adultes qui ont peur depuis qu'on leur a dit, montré, prouvé que les serial-killers, ça existe ! Ce qui a inspiré Dea Loher qui reprend ce thème en le prolongeant, en l'éclairant de toute la psychologie dont nos ancètres étaient si cruellement dépourvus.
La compagnie La Mascherina va ici grâce à 6 comédiennes et 5 comédiens évoquer ces meurtres en série. Barbe Bleue ne sera jamais le même comme si tel un vampire, il renaissait chaque fois de son crime.
Le plus beau rôle de la pièce est indéniablement celui de l'aveugle et chaque comédienne l'interprétera en plus du personnage qu'elle est au départ, censée représenter.
Cela créé une impression de chorégraphie plus ou moins aboutie mais l'intention s'impose à nous comme une évidence.
Quand les cinq potentiels Henri arrivent sur scène, chemises noires et cravates bleues, on se croit revenus à l'époque de la République de Salo.
Les comédiens (filles ou garçons) jeunes pour la plupart ne soutiennent pas toujours assez le texte, la diction n'étant plus (hélas) la préoccupation du jour.
Si un certain phrasé est fort heureusement passé de mode, le minimum espéré ne reste t' il pas la pleine et entière perceptibilité du texte ? Quelques bases jadis indispensables font ainsi cruellement défaut à certains.
Le fait de démarrer par exemple avec la jambe du côté du public prouve une inexpérience notoire alliée à une méconnaissance de l'esthétique mais je ne voudrais pas accabler ceux à qui on n'a jamais fourni l'indication.
Le metteur en scène leur ayant dit " ne cherchez pas à comprendre ... " (sic) ceci explique peut-être, cela ?
En dépit de ces quelques réserves, le spectacle (car c'en est un, de façon indéniable) se laisse agréablement voir, quant au texte de Dea Loher, il se défend lui-même, fort heureusement.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.