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03/09/2007

Un Monde Fou de Becky Mode

Théâtre La Bruyère
5, rue La Bruyère
75009 PARIS
M° St-Georges
Loc. 01 48 74 76 99
Pl. 36/28/21/15€
-26ans : 10€
- 50% sur le plein tarif jusqu'au 7 septembre 07.

Du mardi au samedi à 21h.
matinée : samedi à 17h.30

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Mise en scène : Stephan Meldegg.
avec Eric Métayer
sur un texte français de Attica Guedj & Stephan Meldegg.

L'auteur (e) - c'est une femme - a connu cette situation qui consiste à devoir accepter un travail purement alimentaire dans l'attente d'un rôle. Léo Ferré disait à peu près ceci : " quand on accepte un boulot pour bouffer, il faut craindre d'être bouffé par lui. " Et oui, mais comment faire ? Si à défaut de figurer en tête d'affiche on ne veut pas risquer de passer derrière sans les décoller, on est contraint d'accepter n'importe quoi. Heureusement que Becky Mode avait plus d'une corde à son arc, ce qui lui a permis d'écrire.
Son anti-héros, Sam répond au standard d'un restaurant dans le vent dont la direction fait fi de la pose syndicale. Il fait habituellement équipe avec un collègue qui, ce jour là, précisément est absent. Comme il n'a pas le choix, il assume !
Eric Metayer se démultiplie à une cadence infernale. Il évoquera pour nous une trentaine de personnages, ceux qui appellent pour réserver tout en exigeant la meilleure table ... les invisibles collègues sont à l'étage car apparemment le standard semble situé au sous-sol. C'est du moins l'interprétation possible que l'on peut faire du décor (assez surprenant). Toujours à cent à l'heure, il répond aux clients, communique les informations à ses collègues, eux aussi débordés. La plus sympa est Stéphanie " oui, Sam ! " lui répond-elle mi-complaisante, mi-ahurie car le miracle est que le comédien nous fait voir les personnages, adoptant non seulement la voix mais le comportement de chacun. Il mime, bruite sans accessoires, se déplace à la vitesse de l'éclair et parfois, réussit l'exploit de nous faire rire aux larmes.
Plus contestable est la scène de projection censée déclencher l'hilarité générale et qui n'était peut-être pas indispensable. Le cours de diction téléphonique, totalement impromptu, conséquence de la double activité est inénarrable.
Le terme de one-man-show s'avère inadéquat car c'est à un numéro de haute voltige auquel nous assistons. Comme on dit, le comédien mouille sa chemise : quelle belle énergie !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

19:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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