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30/06/2007

Morceaux choisis de Jean Larriaga (2007)

Collection Théâtre des 5 continents chez L' Harmattan
5-7, rue de l' Ecole Polytechnique 75005 Paris
www.librairieharmattan.com

f3c518eb1390ece75d6abca2300c5848.jpgOn ne parlera jamais assez du désarroi d'un comédien en panne de rôle ...
L' interprète n'est il pas avant tout un être façonné par la vie ayant la faculté de transcender ses traumatismes par l'expression ?
L'auteur ne désignera les deux personnages de " Morceaux choisis " que par, LUI et ELLE leur conférant ainsi le statut d'entités.
LUI , est à une période critique de son existence, celle où l'on ne peut déjà plus interpréter certains personnages et pas encore d'autres.
Paradoxalement, trop jeune et trop vieux : 40 ans, période charnière par excellence ...
ELLE, vient d'être frappée par la cécité, elle n'y voit plus ou vraiment pas assez d'où cette idée d'afficher une petite annonce chez le boulanger du coin afin de solliciter les services d'un lecteur. Leur destin va se rejoindre en un huis-clos qui se transformera peu à peu en duel.
La dame fait preuve d'un indéniable humour mais nous découvrirons également à quel point sa personnalité peut être dirigiste.
Son compagnon de hasard a le même âge que son fils, et ne tardera pas à révéler cette fragilité un peu vaniteuse qui caractérise bon nombre de comédiens.
La complicité qui s'était un temps installée va se muer en affrontement, un basculement soudain créant une phase de transfert que nos psychanalystes connaissent si bien. A moins que ...
Le rythme est vif, l' approche subtile et Jean Larriaga fait évoluer ses personnages dans le périmètre de l'échiquier tout en respectant par le biais du non-dit, la sensibilité intime de chacun.

Simone Alexandre

http://www.theatrauteurs.com

08:35 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent

27/06/2007

DARD DARD, COMEDIE INSECTICIDE !

AKTEON
11, rue du Gal Blaise
75011 PARIS
(M° St-Ambroise)
Loc. 01 43 38 74 62
Pl. 15€ - TR. 10€

Du mercredi au samedi à 21h.30 jusqu'au 28 juillet 2007

Texte et mise en scène : Freddy Viau

avec Marie-Béatrice Dardenne, Emma Darmon, Laetitia Richard, David Dos Santos, Régis Romele, Romain Rondeau, Freddy Viau et la voix de Jean Guidoni.

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photo : Cédric Le Coadou.

Qui se préoccupe du sort de ces multiples petites bestioles qui dans la nature, en permanence grouillent à nos pieds ? Quasiment personne. Nous préférons au contraire nous épuiser en vaseuses hypothèses tenez, ça tombe bien, sur d'éventuels
" petits hommes verts " venus d'ailleurs (Mars de préférence) alors que d'autres vies existent bien parmi nous et depuis toujours. C'est précisément la raison pour laquelle, nous ne leur prêtons nulle attention sinon pour les exterminer à grand renfort d'insecticides. Et oui, l'homme se prend souvent pour Dieu et à ce titre a droit de vie et de mort, prioritairement sur ceux qui ne peuvent se défendre.
Alors quand un doux rêveur se penche sur ces bestioles, s'intéresse à leur sort, son entourage ne tarde pas à décréter qu'il a un grain. Pire, qu'il est inapte à vivre en société !
C'est l'histoire de Jacky jardinier de son état, dont la singularité nuit gravement à son éventuel avancement dans la hiérarchie des Squares et Jardins.
Ce Sherlock Holmes du Gazon peut bien se pencher sur ce petit monde, il n'y découvrira rien qui ne ressemble au nôtre : soif de pouvoir, cupidité, barbarie aucun des éternels travers ne manquera à l' appel. On aurait presque envie de se crever les yeux comme Oedipe mais mieux vaut en rire, n'est-ce pas puisque nous n'y pouvons rien changer ?
Les comédiens s'amusent comme des petits fous ou des folles, c'est selon. Cette farce cache un psychodrame où beaucoup se reconnaîtraient si une libératrice caricature n'était passée par là. Bref, comme dirait l'autre : " ça fait mouche " et si vous entrez dans la salle en ayant le bourdon rassurez-vous, il ne sera plus là à la sortie.
Jean Guidoni a décidé de donner un coup de main à toute l'équipe sachant que nous nous déplacerions rien que pour l'entendre et nous ne sommes pas déçus.
Si vous voulez oublier la grisaille estivale actuelle, faites un saut à l' Aktéon car, à en juger par les réactions du public, vous ne devriez pas le regretter.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

12:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/06/2007

LES 3 JEANNE (nouveau spectacle)

GAITE MONTPARNASSE
26, rue de la Gaité
75014 PARIS
(M° Gaité)
Loc. 01 43 20 60 56
www.gaite.com
Pl. 32/25/20€

Du mardi au samedi à 21h.30
Matinée le dimanche à 16h.

Jusqu'au 8 septembre 2007.

Comédie de Dominique Cozette et Eliane Boéri.
Mise en scène : TILLY

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photo : Régis Durand de Girard.
avec Eliane BOERI, Ariane DUBILLARD, Marthe-Hélène RAULIN.

Aïe ! aïe ! aïe ! ...
Non, ce ne sont pas les rhumatismes qui me chagrinent mais le fait que n'ayant entendu que des louanges du précédent spectacle écrit et mis en scène par Tilly il y a déjà 20 ans ... force est de reconnaître que décidément, rien ni personne ne s'arrange " avec le temps."
Pour ce nouveau spectacle Tilly a accepté de mettre en scène ces autres 3 Jeanne et le texte est le résultat de la collaboration pour le moins laborieuse de Dominique Cozette et Eliane Boéri.
Ariane Dubillard n'a visiblement pas l'âge du rôle, alors que diable est-elle allée faire en cette galère ?
Marthe-Hélène Raulin n'est pas dénuée de charme; en revanche, je préfère ne pas parler d'Eliane Boéri qui en rajoute alors qu'il n'est nullement besoin.
Sans être tabou comme l'affirme l'une d'elles, le sujet est scabreux et il eut fallu le traiter avec un savant dosage de subtilité et d'humour, ce qui n'est malheureusement pas le cas.
Bref, c'est lourd, très, très lourd, (limite vulgaire) et tout ce qui est évoqué ne peut que déclencher notre consternation.
Oh ! certes, il se trouvera toujours dans la salle quelques inconditionnels pour réagir en s'esclaffant, même aux moments les moins drôles, ne serait-ce que parce qu'ils sont venus pour cela.
L'auto-dérision est un périlleux exercice qui, mal mené aggrave la situation en empruntant la trajectoire du boomerang. Je ne pense pas que c'était l'objectif de la démarche. Un peu tristounet, non ? ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent