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30.05.2007
MEMOIRES D' EAU ...
ARTISTIC ATHEVAINS (Studio)
45bis, RUE Richard Lenoir
75011 PARIS
(M° Voltaire)
Loc. 01 43 56 38 32
Pl. 30€ TR. 20/15€
(-50% sur le plein tarif du 31.V au 17.VI)
du 31 mai au 29 juin 2007
mardi, 19h. mercredi, 20h.45 - jeudi, 19h. vendredi 20h.45 - samedi 18h. dimanche 16h. (relâche lundi)
un projet écrit et joué par Andréa Retz-Rouyet et Isabelle Mentré
musique composée et interprétée par Hervé Bourde
mise en scène : Michel Ouimet.
Avant que le spectacle commence, tandis que les spectateurs choisissent leur place, on devine une silhouette, debout sous un kiosque car il ne saurait y avoir de ville d'eau sans kiosque à musique, les curistes s'accordant peu de distraction, obnubilés qu'ils sont par le projet de consolidation de leur santé.
Une foule polyglotte s'y croise chaque année car beaucoup y reviennent afin de nettoyer ce qui ne se voit pas et se vautrer dans des bains de boue qui les font parfois ressembler à des hippopotames voluptueux. C'est un monde à part qui a ses codes, ses habitudes et ses obsessions. On n'entre pas dans cette société par hasard et n'y reviennent que ceux qui sont capables d'apprivoiser l' ennui.
C'est du moins ainsi que l'on imagine ces lieux quand on n'y a jamais posé le pied.
Certains auteurs ont fréquenté ces villes d'eau réputées calmes et témoigné de leur vécu, de leurs rencontres.
Andréa Retz-Rouyet et Isabelle Mentré ont construit ce montage de textes qu'elles interprètent avec la complicité musicale de Hervé Bourde sous la direction d'acteurs de Michel Ouimet qui signe ici une mise en scène minimale.
Ces deux comédiennes de génération différente, au tempérament opposé nous font ainsi part de leurs choix aussi personnels que concertés. Il faut espérer que ceux qui ont vécu cette expérience apporteront leur adhésion au spectacle car les autres en dépit de la qualité des auteurs sélectionnés s'ennuient un peu en attendant que cette petite heure, passe ...
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
17:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
UNE NUIT AU POSTE d' Eric Rouquette
THEATRE MOUFFETARD
73, rue Mouffetard
75005 PARIS
(M° Place Monge)
Loc. 01 43 31 11 99
Prix des places : 22 & 15€
Du mercredi au samedi à 21h. Dimanche à 15h.
Mise en scène : Eric Rouquette et Julien Allary
avec Clémentine Saintoul et Estelle Vincent.
Le texte est paru aux Editions L'oeil du Prince.
Dans une cellule, quelque part - peu importe la ville puisque c'est la situation et les personnages qui comptent - deux filles entre adolescence et âge adulte vont passer ensemble une nuit au poste. Dehors, sans doute ne se seraient-elles jamais rencontrées étant de niveau social complètement différent.
Diane (Estelle Vincent) est d'évidence la plus excitée des deux, en révolte contre le milieu dans lequel elle vit se sentant rejetée par une mère qui ne fait qu' éponger ses frasques à coup de billets. Est-elle réellement attirée par les bijoux au point de ne pas résister à l'envie de les dérober ou bien veut-elle contraindre sa génitrice à enfin s' occuper d' elle ? ...
Le psy' (qu'elle s'offre en douce) pourrait peut-être le dire, s' il n'était dépassé par le caractère répétitif des incidents.
Isabelle (Clémentine Saintoul) est plus sombre que sa compagne de hasard, tout aussi révoltée mais seule la précarité en est cause.
Cette cohabitation forcée n'ira pas sans frictions et chaque comédienne peut donner ici le meilleur d'elle-même, l'auteur ayant brossé des portraits précis.
On se surprend à imaginer chacune dans le rôle inverse, ce qui tendrait à prouver la richesse des personnages.
Ne cherchez surtout pas à vous demander si c'est ainsi que les choses se passent ou pourraient se dérouler en semblable situation puisqu'il s'agit d'une fiction qui à ce titre, dispense des habituelles rigueurs de la procédure pénale.
Cette pièce a prioritairement le mérite de nous prouver qu'avec un peu de bonne volonté deux êtres très opposés peuvent se comprendre et envisager l' avenir ensemble.
Allez applaudir ces deux interprètes qui par leur engagement, le méritent bien !
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
16:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LES MAUVAISES, un duo de violoncellistes mal tempérées.
MATHURINS (Petite salle)
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre-Caumartin)
Loc. 01 42 65 90 00
Places : 25€, Etud. 15€, -26 ans : 10€ (les mar.mercr.jeudi)
Du mardi au samedi à 19 heures, matinées samedi à 15h.
texte, interprétation et mise en scène,
Patricia Clément et Martine Thinières.
Connaissiez vous Joseph Reinagle ?
Non, bien sûr - et bien grâce à nos deux violoncellistes cet illustre inconnu du grand public, va enfin passer à la postérité. Qu'elles en soient chaleureusement remerciées !
Blanche et Rose sont des duettistes aussi marginales que déjantées avec une nette tendance aux idées fixes.
Oui, qu'importe un Mozart, un Beethoven ou Chopin (pour ne citer qu'eux) quand on a la chance d' initier un public à l'oeuvre (certes, tronquée) d'un compositeur-charcutier. Croyez-moi, ces deux là feront leur chemin si les petits cochons ne les mangent pas. Cultivant l'absurde comme un art absolu, elles parviennent à faire cohabiter dans leur propos (car elles ne se contentent pas de jouer de leur instrument respectif) Nietzsche, Michel Platini, Cioran et Yvette Horner.
Rose cultive de façon péremptoire ses certitudes tandis que Blanche faussement nunuche fait preuve d'une malice toute féminine.
Les privilégiés que nous sommes écouteront avec dévotion Les Quatre Salaisons, L' après-midi d'un phoque découvrant cette musique distancielle qui parfois débouche ( en fa majeur ou ré mineur ) sur un Bartok aggravé.
Le public est heureux de se découvrir aussi iconoclaste, ponctuant le spectacle d'éclats de rires destinés à lui faire oublier les quelques concerts ennuyeux imposés jadis par des éducateurs zélés.
Sciemment, je ne dirai rien des costumes portés par les deux interprètes car ce serait empiéter sur le plaisir de la découverte et des situations qui y sont intimement liées.
Allez-y et à moins que vous ayez l'humour en berne, vous ne pourrez le regretter.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
13:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2007
QUE JE T' AIME ! Courrier du Coeur de Clémence Massart
THEATRE des MATHURINS
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre-Caumartin)
Loc. 01 42 65 62 46
du : 24 mai au 3 juin 2007
du mardi au samedi à 21h.
dimanche à 17h.
et du 6 juin au 24 juin 2007
le mardi, jeudi et samedi à 21h.
dimanche à 17h.
Collaboration artistique : Philippe Caubère.
La truculence au féminin ne constitue pas une mince prouesse !
Une fois de plus, Clémence Massart a réussi cet exploit.
Vétue d'une provinciale petite robe rouge à fleurs, un noeud dans les cheveux qui semble y stationner depuis l'enfance ... La Massart nous assène ce courrier du c...oeur ! ... ( Après tout, les deux sont concernés ) C'est qu' elle n'a pas peur des mots notre Clémence or très bizarrement elle peut tout dire, tout se permettre tant son talent emporte tout.
Les situations sont crues ( ... très ! ) mais quoiqu' elle dise, quoiqu'elle fasse cette comédienne hors-norme réussit l'exploit de n'être jamais vulgaire. Chapeau !
Son spectacle englobe toute l'étendue d'une vie depuis la petite fille qui se demande si elle n'est pas enceinte sans savoir exactement comment cela s'est passé ? ( on perd la tête ou pas, allez vous dire ) cette galerie de personnages nous mènera à la veuve septuagénaire qui se ressent encore de furieuses ardeurs!
Jusqu'à quel âge Ninon de Lenclos a t'elle poursuivi sa carrière?
L' antidote aux conséquences était-elle déjà Pernod + naphtaline?
La comédienne envahit la scène à elle seule, chante (dans des tessitures différentes car rien ne l' arrête) s'accompagne à l' accordéon, une clope imaginaire collée au coin des lèvres, se transforme en africaine et chaque fois le miracle s'accomplit. Personnellement, j'ai à plusieurs reprises essuyé des larmes, d'autres ont dû carrément pisser de rire.
Allez-y, faites vite car il ne faut jamais bouder son plaisir.
Simone Alexandre
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15:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Bête au Bois Dormant par lescaramelsfous
Théâtre LE TRIANON
80, Bd Rochechouart
75018 PARIS
(M° Anvers)
Loc. 01 48 24 40 61
& du : 8 au 24 novembre 2007
www.lescaramelsfous.com
Une comédie musicale gaie, très ... ( bis )
La réputation des caramels fous est établie depuis longtemps, à grand renfort de succès, ô combien mérités !
N'oublions pas que Les Dindes Galantes leur valurent une nomination aux Molière 2006 ... et bien, cette trentaine de garçons (et oui, pas moins) revient sur la scène du Trianon qui va pouvoir s'enorgueillir de leurs folies.
Nous avons tous besoin qu'on nous raconte des contes de fées, notre enfance s'en est nourrie et l'âge adulte s'étiole quand il en est privé. C'est ainsi que certains choisiront d'aller à l' église et d'autres au théâtre.
Ici, retour aux moeurs en vigueur à l'époque du grand Will : tous les rôles sans exception seront interprétés par des hommes. Tous, depuis la fée Carabosse jusqu'à la princesse qui, comme il arrive parfois dans la vie à une tête de plus que son Prince Charmant mais les proportions de notre gente damoiselle se limitent elles à cela ? ...
C'est ce que vous découvrirez dans le même lieu (puisqu'il s'agissait de trois soirées programmées en avant-premières) dès le 8 novembre, les jeudi, vendredi et samedi à 20h.30 et ce, jusqu' au 24 du même mois.
Je vous conseille vivement de le noter dans vos agendas car c'est un rendez-vous qui ne saurait s'oublier. Cela dit, vous pouvez compter sur moi pour vous le rappeler car je grille déjà d'impatience ...
Simone Alexandre
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11:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MATA HARI un spectacle musical d' Herman van Veen
THEATRE du RENARD
12, Rue du Renard
75004 PARIS
(M° Hôtel-de-Ville)
Loc. 01 42 64 30 53
12 représentations exceptionnelles,
du 22 Mai au 2 Juin 2007
tous les jours y compris dimanches & lundis à 21h.
avec Gaëtane Bouchez
Wendel Spier, Silke Mehler (danse) &
Martine de Kok (piano & accordéon
L' introduction musicale est à la fois grandiose et dramatique, propice à mettre en condition les plus lymphatiques d'entre nous qui ne pourraient que se sentir immédiatement transportés. Ensuite, Herman van Veen - metteur en scène - a visiblement voulu jouer des contrastes, utilisant ce décrochage de noir et blanc formé par la rencontre : religieuse-danseuse, austérité-sensualité.
Wendel Spier n'est pas Mata-Hari mais seulement son symbole, sa chorégraphie pouvant également évoquer celle de Salomé et pourquoi pas une Isadora Duncan aux longs voiles meurtriers ? Mais ne nous égarons pas ...
L' histoire telle qu'elle nous est narrée est véhiculée par Anna,
l'amie de toujours qui vient témoigner devant ce tribunal, les pièces à conviction étant cette robe et ce chapeau couleur de sang vif.
Or en période de guerre que vaut la vie d'une courtisane soupçonnée de connivence avec l' ennemi ?
Résolument, Herman van Veen et Gaëtane Bouchez qui a écrit l'adaptation française, n'ont pas voulu nous présenter un drame, que dis-je, une tragédie moderne évitant toute situation pléonastique pour mettre au point ce spectacle musical un peu à la façon dont les souvenirs enjolivent les pires moments d' une vie.
Les voix sont agréables qu'il s'agisse de celle de la comédienne-adaptatrice ou de cette autre, plus puissante dans le mode d'expression appartenant à Martine de Kok qui avec un bonheur égal, accompagne à l' accordéon ou au piano.
Les interventions ponctuelles de Silke Mehler constituent un véritable délice tant la comédienne illustre ses personnages successifs avec cet esprit malicieux qui semble la caractériser en une totale implication.
Je ne déplorerai qu'une seule chose qui est l'utilisation de ces micros " brosse à dents " dont la présence sécurise peut-être les interprètes mais ampute notre enthousiasme qui se voudrait entier. A ce détail près, les spectateurs devraient passer une excellente soirée.
Simone Alexandre
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11:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2007
VIERGE & REBELLE, One Woman Show de Camille Broquet
11:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LES OUVERTURES SONT de Jacques Rebotier
MAISON de la POESIE
Passage Molière
157, rue St-Martin 75003 PARIS
(M° Rambuteau)
Loc. 01 44 54 53 00
Mercredi & samedi à 19h.
Jeudi & vendredi à 20h.30
Dimanche à 17h.
Relâche lundi et mardi.
Photo : Bertrand Couderc.
Texte et mise en scène : Jacques Rebotier
Lumière : Bertrand Couderc. Son : Bernard Valléry
avec : Eric Frey et Océane Mozas.
Le paradoxe d'une ouverture est qu'elle incite à l'évasion alors que son périmètre est déterminé. Sur scène, deux comédiens : Eric Frey et Océane Mozas dont on ne verra que les bustes, un peu comme à la télé ... (sommes nous condamnés à cette éternelle référence ?) Nous tendons l'oreille pour capter la parole de ces deux êtres tronqués, le parti-pris de l' auteur-metteur en scène étant de nous aspirer vers eux. Ici les rôles sont inversés, le spectateur doit faire l'effort de canaliser son attention car les comédiens n' utiliseront pas les moyens classiques habituels pour s' imposer. L' humour utilise la demi-teinte mais la critique du monde dans lequel nous sommes contraints de vivre est évidente puisque ces murs physiques ou virtuels qui s'érigent çà et là en sont la parfaite illustration.
- Peut-on évaluer la vitesse de la honte ? ...
- Quelqu'un qui effectue un retour sur soi-même est il un derviche ou un revenant ?
- Est-ce que ce pays est à toi, ou est-ce que tu es à ton pays ?
Or, les questions qui, par définition sont des ouvertures, ne débouchent pas toujours sur des réponses ...
Par exemple : ce texte est il fait pour être dit ou pour être lu ? Personnellement, je pencherais vers la seconde hypothèse et ce, en dépit du talent incontestable des comédiens.
- " Théâtre de chambre, concert-parole " précise Jacques Rebotier. Ce faisant, il nous invite à assister à un décorticage de la pensée, à une exploration de ce qui préexiste à l'action.
C'est en quelque sorte à une double introspection visible à laquelle nous sommes conviés. Théâtre expérimental ?
La fragilité de la démarche est connue depuis longtemps.
Il y aura par conséquent et comme toujours, les pour et les contre, ceux qui veulent que le théâtre change et les partisans des règles établies. A vous de choisir votre camp car je ne voudrais nullement vous priver de cette ouverture ...
Simone Alexandre
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09:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.05.2007
AMOUR & CONTUSIONS de René-Marc GUEDJ
THEATRE LE TEMPLE
19 rue du fbg. du Temple
75011 PARIS
(M° République)
Tél. 01 43 38 23 26
Tarifs : 18,50€ & 14€
Dimanche à 17h. Lundi à 20h.
Mise en scène : Gilles RAMADE
avec René-Marc GUEDJ & Lila VALENTINE.
Sa coiffure (sans doute) nous fait penser à Rosy Varte, trente ans plus tôt. Face à cette mégère pas encore apprivoisée, René est une sorte de Petrucchio inversé mais sans doute faut-il en accuser sa légère surcharge pondérale ? Eh ! oui, ça ralentit le mouvement ...
Notre homme a en réserve quelques théories macho qu'il met en application en balayant et faisant la vaisselle. C'est un mode d'expression comme un autre, allez vous dire ? Et puis au moins, comme cela il alimente son discours ...
Sa dompteuse est une belle panthère au sourire carnassier, à la crinière somptueuse et il faut bien reconnaître que si son compagnon a le sens de la répartie, son amour lui fait tout admettre (ou presque).
N' importe, nous assistons à quelques beaux règlements de compte (tirelire à l'appui) à un numéro de cirque et même à une séance de strip-tease car le spectacle est complet.
René-Marc Guedj n'est certes pas Shakespeare mais est-ce son objectif ? Non, alors ? - Si l'auteur flirte parfois avec les paquerettes le comédien quant à lui est excellent. Son rapport avec le public est fusionnel et la variété de son jeu, un pur régal. De plus, il est sympa en diable !
Sa partenaire Lila Valentine est une excellente danseuse et plus d'une spectatrice va se mettre au régime à peine rentrée chez elle dans le vain espoir de lui ressembler. A moins que ... histoire de brûler les étapes (à défaut des calories) certaines ne décident de jouer les discoboles ce qui leur permettrait de prendre de l'exercice tout en dispensant l' époux de la corvée de vaisselle en dehors du ramassage, bien sûr.
Vous l'avez compris, le spectacle est joyeux (comme une scène de ménage) et vous ne risquez certes pas de vous ennuyer.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
15:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE DINDON de GEORGES FEYDEAU
THEATRE TRISTAN BERNARD
64, rue du Rocher
75008 PARIS
(M° Villiers)
Tel. 01 45 22 08 40
Places : 32/26/20€
Etudiants, - de 26 ans : 10€
Du mardi au samedi à 21h. + samedi à 17h.30
Adaptation et mise en scène : THOMAS LE DOUAREC
avec : Hugues BOUCHER - Nathalie CORRE - Bénédicte DESSOMBZ - Christian MULOT - Stéphanie PAPANIAN - Elise ROCHE - Michel SCOTTO DI CARLO - Christof VEILLON.
Comme on disait sur France-Inter : " passé les bornes, y' a plus d' limites ! " et Thomas Le Douarec est un pléthorique qui poursuit sa course en avant en mettant la barre toujours plus haut. Vous pourriez assister à l'un de ses spectacles après deux nuits blanches sans courir le risque de vous endormir. Les portes claquent, elles sont nombreuses et servent très souvent.
Bien sûr, le texte est remis au goût du jour puisque les bourgeois du XIXème siècle sont remplacés par ces bobos très, très smart. Les costumes sont élégants (merci, Claire Djemah) et les dessous de Nathalie Corré valent leur pesant de ... dentelles - tout simplement. Qu'espériez vous d'autre ?
La comédienne a certes tendance à en faire des tonnes mais peut-être est-ce pour compenser la légèreté de sa tenue ?
Les clins d'oeil (plus qu'appuyés) à l'actualité sont légion allant de personnages du show-biz aux interventions musclées de commandos menés par UNE commissaire, sans oublier le cow-boy friqué qui passe sans transition de l'accent de Las Vegas à celui de Marseille. Heureusement que l'on connaît la trame initiale sinon on s'y perdrait. Les puristes de dépit en avaleront leur programme mais quand on connaît le metteur en scène il est impossible de s'étonner. En tous cas les comédiens s'en donnent à coeur joie et leur plaisir est communicatif.
Cela dit, je me pose une question depuis quelques temps, le petit Thomas n'aurait il pas eu jadis à subir trop d'ennuyeuses matinées scolaires pour s'éclater de la sorte par le biais de textes considérés comme des classiques ? Seul l' intéressé pourrait le dire ...
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
15:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













