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19/04/2007

Hughie de Eugène O' Neill

THEATRE LE LUCERNAIRE
53, rue Notre Dame des Champs 75006 PARIS
(M° Notre Dame des Champs)
Tél. 01 45 44 57 34

Places : 30 € - CV 20 € - 26 ans, étud. ch. rmistes 15 € -

Du mardi au samedi à 21h.30 -
matinée le samedi à 16h.30
Jusqu'au : 14 Juillet 2007

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Texte français de Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring.
Adaptation scénique et mise en scène : Laurent Terzieff.

Avec : Laurent Terzieff et Claude Aufaure.

1928 dans le hall de réception d'un hôtel américain qui jadis eut son heure de gloire ... L' action va se situer entre 3 heures et 5 heures du matin. Une omniprésente et active horloge est là pour nous le rappeler. (conception : Pierre-Jean Horville)
Le gardien de nuit (Claude Aufaure) somnole vaguement à son poste quand survient un noctambule qui réclame la clé du 412.
Il s'agit d'un habitué ( Erié) auquel Laurent Terzieff prête sa carcasse paradoxalement vive et nonchalante, ce flegme actif qui va caractériser le personnage. Costume rayé et chapeau clair, canne censée le classer parmi les dandys ... Il avouera une cuite mémorable de cinq jours, prise en l' honneur de la disparition de celui qui est remplacé par son interlocuteur, ce nouvel homme aux clés d'or à l'oreille accueillante. Censée l'être du moins car Erié a beaucoup de choses à dire et nullement l'intention d'aller se coucher. Prosaïquement, Charlie (le gardien) attend que le temps passe afin de pouvoir enfin se déchausser.
Des voix off (*) interviendront de façon ponctuelle et portées par une lumière différente, nous communiqueront même les pensées. Le procédé pourtant simple est habile et permet à l'action de ne jamais retomber.
Le contraste fourni par la cohabitation de ce flambeur souffreteux et la bonhomie placide du gardien met en valeur un texte qui nous parle de solitudes conjuguées qu'une partie de dés (pipés bien entendu) viendra un temps, distraire.
Certains êtres enjolivent les faits pour supporter la réalité et d'autres écoutent sans entendre afin de mieux se protéger.
N'oublions pas que l'auteur, Prix Nobel de littérature en 1936 était lui même né dans une chambre d' hôtel quoi de plus naturel alors qu'il ait imaginé la conclusion à laquelle nous allons assister ?
Cette pièce portée par deux excellents comédiens fait salle comble chaque soir mais avec un peu de patience vous devriez pouvoir vous faufiler. Ne manquez surtout pas le rendez-vous car c'est à un moment exceptionnel auquel vous êtes conviés.

(*) voix off : Da'ad de Gunsbourg - Philippe Laudenbach et Patrick Bonnel.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

09:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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