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14/04/2007

Le baiser de la Femme Araignée de Manuel PUIG

THEATRE L' ARTICLE
41, rue Volta 75003 PARIS
(M° Arts et Métiers)
Tél. 01 42 78 38 64

Prix des places : 15 € - TR : 10 €

Traduction : Albert Bensoussan
Texte publié aux Editions du Seuil.

Direction d'acteurs et mise en espace,
Aurélie Harp et Aude Saintier.

avec Antoine Levannier (Valentin)
Pierre Loïc Monfroy (Molina)

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Samedi à 21h. Dimanche à 19h.30
jusqu'au : 27 mai 2007

Il est dans les c.v. des références ronflantes comme celle de l' Actors Studio car de grands noms ont émergé de cet endroit et chaque époque possède son miroir aux alouettes. Disons que celui-ci est l'actuel.
" Le baiser de la femme araignée " faisant partie de mes pièces-fétiches il faudrait un cataclysme ( et encore ! ) pour que je n'assiste pas à l'une de ses nombreuses adaptations. Ici, la loi des comparaisons n' a pas lieu d'être car le texte est assez riche pour inspirer le moins doué des metteurs en scène.
Saluons au passage la scénographie à la fois réaliste et très belle en dépit du caractère sordide du lieu (une prison). La facture en est talentueuse et mérite d'être soulignée.
N' en déplaise à certains, les moyens physiques d'expression pèsent lourd dans le choix d'un interprète et je dois avouer qu' Antoine Levannier (ceci n'engage que moi) ne correspond pas exactement à l'idée que je m'étais faite jusqu'à ce jour du personnage de Valentin ...
Même cassé, brisé par les tortures il reste en tout révolutionnaire un fond d'énergie bouillonnante sans laquelle il ne serait pas ce qu'il est - tout simplement. Motivée sans nul doute par un souci de vérisme ... la double direction d'acteurs nous livre un être démantelé, faible reflet de ce qu'il est supposé représenter. N' y aurait il plus dans tout Valentin un Che Guevara qui sommeille ?
Pierre-Loïc Monfroy alias Molina a certes investi son personnage mais son débit de paroles plus que précipité est préjudiciable au texte (n'enseignerait on plus la diction dans les cours d'art dramatique ?) et quand il parle la bouche pleine cela devient carrément de la bouillie pour les chats. Désolée de dire aussi brutalement ce que je pense mais il me semble que c'est plutôt lui rendre service que de l'inciter à modifier certains détails qui au final pèsent lourd, comme parler d'eau " chode " et de constater face au mutisme de l'autre : " tu te té ? "
La traduction n'a rien à lui envier puisque Albert Bensoussan semble avoir écrit : " sur ton corps, que je me souviens si bien " (sic)
Ultime paradoxe, la voix off en dépit des craquements de l'enregistrement s'exprime fort et clair et correspond aux seuls moments crédibles de l' action.
En conclusion, quatre copains ayant usé leur fond de culotte chez Jack Waltzer ont voulu sympathiquement monter une pièce mais l'exigence d'un oeil extérieur réellement professionnel, semble leur avoir fait cruellement défaut.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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