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23/03/2007

RUTABAGA SWING de Didier Schwartz

COMEDIE des CHAMPS ELYSEES
15 avenue Montaigne
75008 PARIS
(Métro : Alma-Marceau)
T. 01 53 23 99 19

Représentations du mardi au samedi à 21h.
dimanche à 16h.30
Relâches exceptionnelles les 3, 28 avril, 1er & 8 mai.

Prix des places de 15 à 35 €
Tarifs jeunes -26 ans : 10 € les mardi, mercredi et jeudi selon disponibilités.

Durée : 1h.50 sans entracte. (le CD des chansons est disponible)

Comédie tragique avec chansons,
mise en scène de Philippe Ogouz.

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Suite au succès remporté au Théâtre 13 où le spectacle fut créé,
reprise exceptionnelle pour 100 représentations
à partir du 23 mars 2007

avec Bruno Abraham-Kremer ou Philippe Ogouz, Emmanuel Curtil, François Feroleto, Jacques Haurogné, Jacques Herlin, Amala Landré, Marion Posta et Ezequiel Spucches.

L' époque était dramatique, tragique même or c'est précisément dans ces moments là que l'on a le plus besoin de la musique, des chansons pour supporter la vie de chaque jour. Il paraît qu' alors, les théâtres ne désemplissaient pas, toute une foule, toute une population s'y retrouvant pour oublier et se prouver que la chaleur humaine n'était pas une utopie.
L'action se situe dans le café que l'on devine unique d'un petit village français à l'époque de l' occupation allemande. Les habitants s'y donnent rendez-vous, pas spécialement pour y boire un verre mais ponctuellement pour chanter ensemble, histoire de se serrer les coudes.
Une chambre de l'établissement est louée à quelqu'un qui n'est pas revenu alors qu'une exécution vient d'avoir lieu suite à un attentat perpétré par la Résistance. Face à cette absence, les interrogations ont vite fait de se transformer en certitude.
Arrivée d'un officier allemand. Il s'agit d'un lieutenant de la Wehrmacht sanglé dans son uniforme impeccable. Le type même du bel aryen qu' un certain nombre de femmes prisèrent, payant très chèrement ensuite cet attrait.
Précisément, elles sont deux sur place qui bien que séduites par le jeune homme vont réagir différemment. Didier Schwartz sachant que les caractères ne sont pas d'un bloc cisèle ceux de ses personnages tout en nous manageant quelques surprises, çà et là. Philippe Ogouz signe ici une mise en scène vive, qui ressemble au petit éclair qui scintille dans son regard quand il prend plaisir à jouer car le personnage du patron de l'établissement est interprété en alternance par lui ou par le non moins talentueux Bruno Abraham-Kremer et quand on a vu l'un ou meurt d'envie de voir ce que l'autre propose à son tour.
Faut il le redire ? - Amala Landré est le charme et la grâce personnifiés.
On prend plaisir à retrouver Jacques Haurogné dans ce rôle de facteur patriote complètement dépassé (comme beaucoup) par les évênements.
En centenaire obsédée, Jacques Herlin est tellement drôle que l'on a peine à ne pas crier " bis " tant ses trouvailles nous réjouissent.
Si François Feroleto n'a pas exactement la raideur prussienne, en revanche il est remarquable dans la scène d' ivresse et charmant le reste du temps.
N'oublions pas Marion Posta en sensuelle Suzy ni Emmanuel Curtil à qui revient le rôle difficile de Philippe car il en fallait bien un ...
Du côté salle, ceux qui ont connu cette époque ou sont arrivés juste après, reconnaissent les chansons qu'ils croyaient avoir oubliées et sont ravis de les entendre à nouveau tandis que les plus jeunes les découvrent avec autant de bonheur. Fait trop rare en France et qui de ce fait mérite d'être souligné, les comédiens sont d'excellents chanteurs et inversement.
Quant au contexte, ô paradoxe ! ... les meilleures choses peuvent naître parfois des pires situations lorsque l'humour et le temps ont rempli leur office, bien entendu.

Simone Alexandre

theatrauteurs. hautetfort.com

15:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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