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19/11/2020

Lettre ouverte au Gouvernement

 

A l’Attention de Monsieur Le Président de la République, Monsieur Le Premier Ministre et Madame La Ministre de la Culture,

 

La Culture se meurt. Elle est à l’agonie.


Depuis des mois maintenant notre secteur est en crise et nous n’avons à ce jour aucune perspective, aucune indication, aucun espoir de réouverture pour l’ensemble des établissements culturels à savoir les musées, cinémas, salles de concert, galeries d’art et théâtres.


Lors de vos dernières prises de paroles pas un mot n’a été dit nous concernant.
C’est comme si nous n’existions pas, comme si nous n’existions plus.

 

Nous sommes naturellement conscients de la crise sanitaire sans précédent que nous traversons, de la souffrance terrible dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Autour de nous, nombreux sont touchés directement ou indirectement par cette pandémie imprévisible et dévastatrice ; de ce constat, nous ne pouvons qu’approuver que votre priorité soit aujourd’hui axée sur la santé de nos compatriotes.

 

Actuellement, seuls les commerces qualifiés d’essentiels sont ouverts.

 

Mais la Culture – sous toutes ses formes – demeure plus que jamais essentielle.


Elle n’a peut-être jamais été autant précieuse qu’aujourd’hui dans notre monde où l’obscurantisme décapite nos professeurs et où le communautarisme, l’individualisme et le repli sur soi gagnent chaque jour un peu plus de terrain pour en affaiblir nos valeurs.

 

La Culture - tout comme l’Éducation – élève nos cœurs et nos âmes. Elle tend encore et toujours à rendre l’individu meilleur dans une époque chaotique et incertaine. Elle est comme le définissait Jean Vilar « une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin ».

 

Alors je vous en prie, faites-en sorte que le moment venu nous puissions rouvrir rapidement nos lieux de Culture. Les Français tout comme les artistes en ont cruellement besoin. Ensemble, nous avons la nécessité et le désir de partager nos émotions, d’interroger l’humain et la société, de pleurer, de rire et de continuer à nous émerveiller.

 

Lors du premier dé-confinement, les lieux de culture furent, comme les restaurants, les derniers à rouvrir. Ne faisons pas une nouvelle fois cette même erreur dramatique.

 

Comme vous le savez, nous appliquons strictement les protocoles sanitaires imposés dans nos établissements (désinfection des espaces, gels à disposition, régulation des flux de spectateurs, aération et ventilation des salles, nettoyage des sièges, des rampes et des sanitaires avant et après les représentations, mise en place de plexiglas en billetterie, gestion des sorties rangée par rangée et bien entendu la distanciation sociale en salle et le port du masque obligatoire). Il serait donc injuste que nous soyons une nouvelle fois les derniers établissements à pouvoir reprendre nos activités.

 

Notre Ministre de la Culture a assuré à plusieurs reprises que les lieux de Culture demeurent des endroits sûrs où le virus ne circule que très peu, voire pas du tout. Parce que nous sommes des directrices et directeurs responsables, aucun cluster n’a été signalé dans les théâtres, les musées ou les cinémas ; preuve que les spectateurs ont été accueillis en toute sécurité.

 

Les spectateurs, puisque c’est d’eux dont il s’agit, ont été reconnaissants des efforts entrepris pour les protéger. Ils se sont soumis aux contraintes de sécurité sanitaire sans résistance et avec sérieux. Bon nombre d’entre eux avides de Culture ne comprendraient pas l’impossibilité de pouvoir se cultiver en toute sécurité avec un film, une exposition ou une pièce de théâtre quant en parallèle des autorisations seraient accordées par exemple aux églises ou à toutes sortes de magasins.

 

De ce fait, Monsieur Le Président de la République, Monsieur Le Premier Ministre, ne nous confinez pas plus longtemps que les autres, ne nous imposez pas de nouveaux couvres feux, bref ne nous stigmatisez pas.

 

Nos économies, malgré les aides que vous nous accordez, sont exsangues et nombres d’entre nous vont faire faillites. Nos salariés sont déprimés et angoissés de ne pas savoir quand ni comment ils pourront retravailler. Les créations et productions sont en berne devant le maintien de fermeture de nos salles.

 

Monsieur Le Président de la République vous nous avez exhorté lors du premier confinement à nous réinventer, « à enfourcher le tigre » et à « aller dans la cale chercher ce qui va permettre de survivre : du fromage, du jambon ... des choses très concrètes ». Nous l’avons fait, nous l’avions déjà fait avant cette pandémie et nous le faisons encore. Sans cesse, les lieux de culture innovent sur les réseaux sociaux pour conserver le lien avec le public mais ce que nous souhaitons au plus vite est de retrouver «en chair et en os» les spectateurs dans nos salles; retrouver ce contact direct, unique et irremplaçable entre le public et les artistes.

 

N’abandonnons- pas la Culture aux plateformes numériques comme Amazon ou Netflix qui s’enrichissent de nos fermetures.

 

André Malraux disait « La Culture ne s’hérite pas elle se conquiert ».


Construisons demain avec notre Ministre un grand plan ambitieux pour la Culture en France.

 

Après avoir subi de plein fouet la crise des Gilets Jaunes pendant des mois, les grèves de décembre et janvier derniers, le confinement du printemps et la fermeture immédiate de nos établissements, le couvre-feu et maintenant ce nouveau re-confinement, une prolongation de ce dernier serait le coup de grâce qui ferait mourir nombres de théâtres et de lieux culturels.

 

Comme bon nombre de secteurs, les mois de novembre, décembre et janvier sont les meilleurs mois en terme de chiffre d’affaires. Nous sommes actuellement 800.000 salariés et intermittents du spectacle à l’arrêt, dans l’incertitude et dans l’attente de vos choix et décisions.

 

Monsieur Le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, vous qui devez fin novembre « donner des perspectives sur les règles du jeu » et cela avant l’arrivée d’un vaccin, n’oubliez pas la Culture ! N’en privez pas une nouvelle fois les Français, donnez-nous l’autorisation pour les Fêtes de fin d’année ou au plus tard en Janvier 2021 de rouvrir.

 

Nous comptons sur votre bon sens et votre équité, sur votre volonté d’être au plus près des entreprises culturelles et des artistes en cette période funeste. Nous comptons sur notre désir commun de faire de la Culture en France un bien essentiel à la vie de la Nation. C’est pourquoi nous devons rouvrir au plus vite et dans le respect des règles sanitaires nos théâtres, cinémas, musées et tout établissement culturel ; car ceux-ci ne sont pas des lieux de contamination mais des lieux de vie, d’émotions et de joies indispensables à notre santé !

 

Plus que jamais la Culture est ESSENTIELLE et plus que jamais elle doit revivre !

 

 

Benoît Lavigne, Directeur des Théâtres de L’Oeuvre et du Lucernaire

19:57 Publié dans Annonces | Lien permanent

31/10/2020

Suite aux décisions gouvernementales ...

 


Suite aux décisions gouvernementales, nombreuses créations ou spectacles ne verront pas le jour en novembre,

- voir liste ci-dessous,

 

- "Abysse" texte de Davide Enia, mise en scène d’Alexandra Tobelaim


- "Embrasse moi sur ta tombe" texte de Jean-Daniel Magnin, mise en scène de Maryam Khakipour et Jean-Daniel Magnin


- "Tropique de La violence" d’après Natacha Appanah et mise en en scène d’Alexandre Zeff


- "Bartleby" d’après Herman Melville, création collective de Rodolphe Dana et Katja Hunsinger


- "La Noce" texte de Brecht, mise en scène d’Olivier Mellor


- "La maison de Bernarda Alba" de Federico Garcia Lorca, mise en scène d’Yves Beaunesne

 

Les représentations de "Cent Mètres Papillon" et "Point Cardinal" au Théâtre de Belleville sont annulées.


Benoît Lavigne, directeur du Lucernaire a pris la triste décision de fermer le théâtre jusqu’au 1er décembre.

 

Cependant, ces artistes et directeur.rice.s de lieux poursuivent leurs travaux artistiques, notamment, Flavie Fontaine, directrice du théâtre la Flèche a laissé le lieu ouvert pour des résidences de création.


"Tropique de la violence" se jouera au Théâtre de La Cité Internationale du 8 au 26 janvier 2021.

 

Les virus finissent tous par disparaître un jour, ne perdons pas patience, les beaux jours reviendront, prenez soin de vous dans l'intervalle.

 

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11:57 Publié dans Annonces | Lien permanent

27/10/2020

ANNONCE : Alabama Song de Gilles Leroy

 

du : 30 OCTOBRE au 22 NOVEMBRE 2020

 

 

Théâtre de la Tempête

 

Cartoucherie

 

Route du Champ-de-Manoeuvre

 

75012 PARIS

 

 

Métro : ligne 1 jusqu'au Château de Vincennes

puis bus 112 ou navette de la Cartoucherie

 

 

Réservation : 01 43 28 36 36

 

https://www.la-tempete.fr/

 

 

du mardi au vendredi à 18h

 

samedi et dimanche à 16h30

 

 

 

Salle Copi - Durée : 1h35

 

 

ALABAMA SONG

 

adaptation et mise en scène : Guillaume Barbot

 

alabama song.jpg

 

" Zelda Fitzgerald, Zelda from Alabama. Un nom qui claque, des syllabes qui swinguent. Une prémonition peut-être. Trop souvent éclipsée par son illustre mari, empêchée d’écrire, censurée, Zelda la romancière, les phrases, elle sait les tourner. Son destin tragique a inspiré Gilles Leroy et aujourd’hui Guillaume Barbot qui l’adapte pour la scène en un biopic haletant. Deuxième portrait de femme après Anguille sous roche, Alabama Song nous entraîne dans le sillage de la femme sacrifiée, de l’écrivaine pillée par son “créateur”, l’histoire d’une vie volée. Sur la piste de danse, entourée de trois musiciens-acteurs, Lola Naymark incarnera Zelda, la danseuse assoiffée et infatigable. Personnage brut, qui transperce l’air, elle donne le la, jazzy, de ces Années folles et des soirées jet-set new-yorkaises. La musique sera au diapason des virevoltes et des tremblements de Zelda. Une confession en forme d’uppercut de la femme artiste, trop vite enfermée, trop tôt disparue. Zelda, femme flamme, étincelle créatrice trop tôt éteinte. Héroïne magnifique et tragique. Véritable salamandre ici retrouvée. "

 

 

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16:05 Publié dans Annonces | Lien permanent