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19/02/2017

ALMA MALHER éternelle amoureuse, pièce de Marc Delaruelle

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PETIT MONTPARNASSE

 

31, Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Edgar Quinet)

 

loc. 01 43 22 77 74

 

http://www.theatremontparnasse.com/

 

Pl. 32€ - T.R. 18€

 

Tous les jours (sauf dimanche et lundi) à 19h

 

Matinée le dimanche à 17h30

 

Mise en scène : Georges WERLER

 

avec Geneviève CASILE, Julie JUDD et Stéphane VALENSI

 

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Certains êtres ne sont capables d'aimer que ceux qu'ils admirent ... Ce fut le tragique destin d'Alma Mahler vis-à-vis de celui dont elle conservera obstinément le nom - tout au long de sa tumultueuse existence - ce, en dépit de tous les griefs qu'elle nourrissait à son encontre.

Les femmes à l'époque étaient juste des compagnes au service de l'homme qui décidait de tout. Leur devoir était de s'effacer derrière le Seigneur et Maître en cultivant l'abnégation. Quand l'homme avait du génie, c'était pire que tout.

Ainsi au crépuscule de sa vie, Alma se souvient, écrit ce qui s'est passé en une sorte de revanche qu'elle se doit à elle-même.

 

L'âge a tendance à caricaturer les traits de caractère, c'est l'époque où l'on s'octroie le droit de tout dire, sans ambages puisque personne n'ose par respect ( surtout en ce temps là ) apporter la contradiction.


Et puis, l'expérience n'a t'elle pas toujours une longueur d'avance ? ...

Donc, Alma attend son éditeur et ce dernier est en retard, ce qui met la dame en rage. Elle ne se privera pas de le lui faire savoir tout d'abord en l'humiliant, comme il pleut à verse, elle contraindra ce dernier à enlever ses chaussures ce qui est une façon comme une autre de le désarmer.

L'ex-jeune-femme-soumise est devenue une acariâtre célébrité.

Ses mariages successifs et ses liaisons ressemblent désormais à des trophées de chasse : après Mahler, Zemlinsky, Klimt et Kokoschka, puis Gropius et enfin Werfel : elle passa ainsi de l'univers musical à la peinture puis à l'architecture et enfin à l'écriture.


Ses amours furent vécues comme des combats et par auto-dérision elle n'hésita pas à se surnommer " la Veuve des Quat'z'Arts " …

Là, nous sommes à New-York en 1960, c'est en quelque sorte l'heure du bilan, celle où l'on convoque les fantômes, où l'on met ces derniers en scène …

 

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Geneviève Casile prend un visible plaisir à camper ce personnage extraordinaire qui favorise toute l'ampleur de son talent.

Stéphane Valensi incarne tous les hommes qui ont traversé sa vie, rude épreuve mais dont il s'acquitte avec ferveur et efficacité.

Enfin, Julie Judd est la jeune Alma, charmante, fragile et belle qui renaît sous nos yeux justifiant ainsi tout le chemin parcouru.

Le texte est drôle, cruellement incisif et la mise en scène de Georges Werler sublime le tout. Un excellent moment de théâtre - comme on aime en rencontrer - ce que confirme la qualité d'écoute du public et son sincère enthousiasme à la fin.




Simone Alexandre

 

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16:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/02/2017

Annonce : ALMA MAHLER éternelle amoureuse

 

 

http://www.theatremontparnasse.com/

13:56 Publié dans Annonces | Lien permanent

17/02/2017

DARIUS de Jean-Benoît Patricot

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THEATRE DES MATHURINS

 

36, Rue des Mathurins

 

75008 PARIS

 

 

 

(M° Havre-Caumartin)

 

Loc. 01 42 65 90 00

 

http://www.theatredesmathurins.com/

 

Pl. de 16 à 36€

 

tous les jours sauf dimanche & lundi à 19h

 

matinée le dimanche à 16h

 

 

Mise en scène : Anne BOUVIER

 

 

avec Clémentine Célarié et Pierre Cassignard

 

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C’est à un joli moment de théâtre auquel le Théâtre des Mathurins vous convie, avec la pièce de Jean -Benoît Patricot, « Darius ».


C’est le prénom, perse et conquérant, du fils de Claire, que Clémentine Célarié incarne avec une délicatesse, une élégance, une allure étonnantes de justesse et d’émotion.

Et ce jeune homme de pas encore vingt ans, affligé d’une maladie dégénérative, est le centre de la vie de sa mère, scientifique reconnue, qui met tout en œuvre pour que son fils retrouve, en dépit de la perte irrémédiable de ses moyens et facultés, le souvenir de ses sensations passées.


Pour cela, elle contacte Paul à qui Pierre Cassignard, impeccable de justesse, apporte ce qu’il faut de virilité, c’est-à-dire une mosaïque de micro-faiblesses agrégées qui donnent l’illusion de la solidité, créateur de parfums, veuf et, comme on dit, reclus dans sa province, ayant cessé toute activité.


Pourtant, pour Claire peut être, pour Darius certainement, il reprendra peu à peu son travail et créera, à la demande, des odeurs susceptibles de faire revenir Darius dans son passé.

 

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Rien n’est difficile comme d’évoquer une sensation, visuelle,

( que savons-nous vraiment de la perception des couleurs ? - les travaux de Michel Pastoureau sur ce sujet sont passionnants et nous apprennent beaucoup ), ou olfactive.


Car il est bien certains que ce qui charme certains déplaira à d’autres.  C’est bien là un des thèmes de cette pièce subtile et fine, où l’impalpable est mis en avant, où la subjectivité est acteur central.


A aucun moment nous ne voyons Darius, qui est désincarné, mais présent, tout comme les odeurs que Paul élabore pour lui, afin de lui permettre de continuer à vivre, fût-ce à reculons, parce que cette vie sans avenir doit être maintenue et suspendue à ce fil que Claire-Ariane déroule jusqu’à son terme.
Au travers des sensations retrouvées de Darius, c’est la vie qui reprend le dessus pour Paul.

 

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Dans une mise en scène sobre et fluide, avec une économie de moyens qui sied parfaitement à l’atmosphère somme toute assez poétique du texte, Anne Bouvier donne à voir et à entendre deux personnages qui se croisent et communiquent au travers d’écrits, dont les rapports changent progressivement, et l’on perçoit peu à peu cette évolution, de l’échange initial au partage final.


Il n’est pas anodin que ce soit l’orgue à parfum qui occupe la scène d’un bout à l’autre du spectacle, car c’est, suggérée, une musique qui nous et proposée, la petite musique continue de la vie, et de ses épreuves, ses joies et ses déceptions, ses espoirs et ses rechutes.
La palette, que l’on dit chromatique, de l’orgue participe grandement de cette complexité tant elle est vaste, et c’est ce champ immense du ressenti qui est ouvert devant nous.

 

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( photos : Richebé )

 


Autour des sens, Jean Benoît Patricot nous propose un texte léger, très contemporain, délicat et somme toute assez captivant.
Servi par deux interprètes à l’unisson, tant leur jeu se répond, tant nous les percevons sur la même longueur d’onde, l’auteur ne peut que se réjouir.


Pour nous, ce n’est pas ce sentiment que nous retenons en sortant, mais bien plutôt une émotion réelle, et le sentiment, mais est-il partagé ?, d’avoir rencontré trois belles personnes.
Parce que le théâtre , c’est fait aussi pour émouvoir et réfléchir, « Darius » vous y convie, il faut aller applaudir Pierre Cassignard et Clémentine Célarié.



Frédéric Arnoux ©

 

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11:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent